THEATRE

Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 17:45


JE SUIS PSY



Auteur de la pièce de théâtre : Cyril M., 13 ans


PERSONNAGES PRINCIPAUX

Nom : Docteur Richard GEAIRE

Caractère : écoute les autres (normal c’est un psy) mais souffre, sans le savoir de perte de la mémoire courte.

Age : 53 ans

Métier : psychiatre

Tenue vestimentaire : costume cravate

 

Nom : Arsène LUTHIN

Caractère : est hypocondriaque et paranoïaque

Age : 22 ans

Métier : braqueur

Tenue vestimentaire : jean, pull et une cagoule noire sur le visage

 

ACCESSOIRES 

·         Une grande pancarte sur laquelle est écrit « Banque CRAC, Crédit Régional Accompagnateur de Créateurs »

·         Deux chaises

·         Une table

·         Un pistolet

·         Une cagoule noire

 

 

ACTE I SCENE 1 : RENCONTRE ENTRE ARSENE ET LE DOCTEUR RICHARD GEAIRE

(Arsène débarque  avec une cagoule et un pistolet dans l’intention de cambrioler pour la première fois  une banque, mais le personnage qui fait la queue devant lui et qui est psychiatre n’y prête guère  attention,  quant aux salariés, ils disparaissent et s’enferment à clé dans une autre salle laissant les deux inconnus ensemble).

Arsène LUTHIN:

- Pas un geste c’est un hold up !

(Docteur Richard s’adressant aux salariés qui s’enfuient dans une autre pièce).

Docteur Richard Geaire :

- Ah, vous fermez, je ne comprends pas, mais, que se passe t-il ?

(Arsène se parle à lui-même et s’interroge sur les salariés mais reprend son sang-froid pour aller jusqu’au bout de son action).

Arsène LUTHIN :

- Il est sourd ou quoi ? Pas un geste j’ai dit, c’est un hold up !

(Le docteur Richard se retourne vers l’agresseur).

Docteur Richard GEAIRE :

- C’est à quel sujet ?

Arsène LUTHIN :

- Comment ça ? A quel sujet ? C’est un hold up !

Docteur Richard GEAIRE :

-Ah ! Je vois… (Il se lève et s’assoit sur une table, face au cambrioleur). Je m’appelle le docteur Richard GEAIRE et je gère tous vos problèmes, c’est normal je suis psy, et grâce à moi, dites-vous que vos soucis prennent fin aujourd’hui ! (Arsène est stupéfait. Quant au docteur, il retourne à son ancienne place et regarde l’individu cagoulé comme si de rien n’était).Oui ? Monsieur ? Puis-je faire quelque chose pour vous ?

(Arsène comprenant qu’il n’arriverait à rien avec le psychiatre commence à pleurnicher et jette son arme parterre).

Arsène LUTHIN :

- Oh non ! Encore un timbré… Ah ! J’en ai marre… (Il tombe sur le sol). Je veux en finir avec la vie… Tout le monde me veut du mal…

(Le psychiatre s’avance vers lui, s’assoit sur une chaise, sort de sa poche un crayon et un carnet).

Docteur Richard GEAIRE :

- Allons, allons mon ami, vous permettez que je vous appelle mon ami ? Je dis cela parce que j’ai remarqué que lorsque j’appelle les gens que j’ai en consultation mon ami aussitôt ils se confient, et puis, vous savez, je sors d’un hôpital psychiatrique, alors, les fous, ça me connaît.

Arsène LUTHIN :

- Vous ne me prendriez pas pour un fou là ?

Docteur Richard GEAIRE :

- Mais bien sûr que oui ! Rare sont ceux qui en plein braquage veulent se tuer… Alors, racontez-moi tout, allez-y je vous écoute…

 

 ACTE I SCENE 2 : Arsène perd tous ces moyens devant le psychiatre

Arsène LUTHIN :

- Mais je ne peux pas… (Il se met à fondre en larmes, persuadé que sa Journée va se transformer en  cauchemar). Je vais aller en prison… Ah mon dieu ! Qu’est-ce que je fais ici, avec un fou en plus…

Docteur Richard GEAIRE :

- N’exagérez pas mon ami ! Je ne …

(Soudain Arsène lui coupe la parole violemment).

Arsène LUTHIN :

- Et ARRETEZ DE M’APPELER MON AMI, COMPRIIIIIS !!! (Il se met à respirer très profondément). Bon, du calme… Il faut que je reste calme…

Docteur Richard GEAIRE :

- Ah, c’est une sage décision, mon ami….

(Arsène commence à perdre patience, il reprend sa respiration mais d’une manière plus agitée, ce qu’il l’angoisse davantage).

Docteur Richard GEAIRE :

-  Du calme, du calme… pffff… pffff, vous voyez, je respire comme vous, sans stresser, je prends une grande bouffée d’air et j’expire tout en décontractant mes muscles… Encore… Décontraction maximum… Ah ! on se sent si bien tous les deux, n’est-ce pas ?  (Puis, d’un seul coup, le docteur regarde son interlocuteur devenu rouge comme une pivoine, et ne se souvenant plus à qui il a à faire, il se présente de nouveau).Bonjour, je m’appelle le docteur GEAIRE, je suis psychiatre, que puis-je faire pour vous ?

(Arsène est complètement désœuvré).

Arsène LUTHIN :

- Ah nonnnnn ! v’là qui perd encore la tête. Ah, j’en ai marre… Je vais en finir avec la vie… Tout le monde me veut du mal ! Ahhh nonnnnn…  Je fais comme lui, je deviens fou, je me répète… Quelle misère !!! 

Docteur Richard GEAIRE :

- Allons mon ami, mais je suis là pour vous… D’abord, sans vous inquiéter, je ne sais même plus ce que je fais là, nous sommes donc deux, profitons-en à échanger  nos histoires… Allez, si vous  commencez en premier, je vous promets que je vous raconterai mes mésaventures… Ah, et si vous saviez, je pourrai en faire un best seller ! Allez-y mon ami, n’ayez pas peur, lancez-vous…

  

ACTE I SCENE 3 : Arsène se confie au docteur GEAIRE. (D’ailleurs, si vous avez des problèmes, vous pouvez le contacter au numéro suivant : 892 564 1019, s’il n’a pas de pertes de mémoire durant votre consultation, tout se passera pour le mieux, enfin, je l’espère… pour vous !)



Arsène LUTHIN
 :

- Bon de toute façon, je n’ai pas trop le choix. Alors voilà, je m’appelle Arsène Luthin…

Docteur Richard GEAIRE :

- Bravo, bon début mon ami !

Arsène LUTHIN :

- Eh ho ! C’est déjà bien que je me confie ! A un fou en plus… Alors arrêtez de me couper d’accord ?  

Docteur Richard GEAIRE :

 - D’accord mon ami.

(Arsène Luthin s’énerve du fait que le psychiatre continue de l’appeler mon ami, il sent qu’il n’a pas d’autre échappatoire).

Arsène LUTHIN :

- J’ai un frère…

(Le docteur Richard lui coupe brutalement la parole).

Docteur Richard GEAIRE :

- Et il ne vous aimait pas… J’en suis sûr… Il ne vous aimait pas…

Arsène LUTHIN :

- Mais si, on jouait souvent ensemble et…

(Le docteur Richard lui recoupe de nouveau la parole ce qui exaspère Arsène Luthin).

Docteur Richard GEAIRE :

-  Mais non, voyons ! Cherchez au plus profond de votre mémoire, il ne vous aimait pas, je suis psychiatre non de non ! Alors ! Ce n’est pas un malade qui va me contredire, n’est-ce pas !

(Après quelques minutes de réflexion, Arsène se met à douter de l’amour de son frère. La dernière fois qu’ils  se sont rencontrés, ils se sont disputés… Le pauvre Arsène ne sait plus où il en est).

Arsène LUTHIN :

- Maintenant que vous le dites… Aaaah mais oui ! Il ne m’aimait peut-être pas !

Docteur Richard GEAIRE :

- Oui, c’est ça ! Je suis très satisfait de votre progrès, et hum, laissez-moi deviner… Mmmm… Oh, et puis non, continuez votre histoire !

Arsène LUTHIN :

- Euh… Mes parents étaient …

Docteur Richard GEAIRE :

- Ils étaient maléfiques ! Votre père vous battait et vous mettait ensuite dans la cave, noire, avec d’horribles araignées… quant à votre mère, elle ne vous donnait pas à manger et vous tenait à l’écart de la famille, vous restiez seul… désespérément seul… sans personne à qui parler, sauf… peut-être… les araignées… Quelle tragédie !

(Au moment où Arsène veut intervenir, le docteur insiste en l’interrompant).

Arsène LUTHIN :

- Mais…

Docteur Richard GEAIRE :

- Non, non, ne niez pas ! Je le vois en vous que vous êtes malheureux ! N’insistez pas mon ami, cela ne sert à rien. Vous savez des histoires comme la vôtre, il y en a des milliers qui la subissent… Pfff, hum, hum… j’en ai la larme à l’œil. Pour vous mon ami, je vous soutiendrai  jusqu’au bout de votre souffrance. Ah ! Cela devrait vous soulager, n’est-ce pas ? Quelle rencontre merveilleuse, j’en ferai bien un roman !

Arsène LUTHIN :

- Mais oui, c’est bien, faites-en ce que vous en voulez… Quant à moi, je pense qu’une rencontre avec vous c’est tout un film d’épouvante… J’en ai perdu tous mes moyens pour parvenir à mes fins,  c’est-à-dire à  CAMBRIOLER CETTE FOUTUE BANQUE ! Je me retrouve à penser que je n’ai jamais été aimé, j’en ai mal jusque dans ma chair à cause de vos paroles démoniaques. Pourquoi suis-je confronté à ces horribles pensées !

Docteur Richard GEAIRE :

- Revenons à nos moutons, ne nous égarons pas ! Vous parlez beaucoup non ! Et d’abord, comme vous le dîtes vous-même, attention, le cancer peut vous ronger de l’intérieur, sans que vous vous en apercevez, ou bien… des ulcères, oui, des tumeurs ! Vous avez tellement gardé cela en vous. Vous êtes peut-être même à l’heure qu’il est un cas désespéré !

Arsène LUTHIN :

- Bon, comme vous voudrez. La consultation est-elle terminée ? Je n’aurais jamais dû venir ici… Je le savais, je suis maudit… tout le monde est contre moi…

Docteur Richard GEAIRE :

- Mais non, mais non mon ami. Je suis là, avec vous ! Allez continuez votre tragique histoire. Vous n’avez pas encore parlé de votre vie de famille, avez-vous une femme, des enfants ?  Ah ! La vie de famille quel bonheur…

(Le docteur Richard se met à reperdre la mémoire).

Docteur Richard GEAIRE :

- Mais au fait, que puis-je faire pour vous ?

Arsène LUTHIN :

- Oh non ! V’la qui reperd la mémoire… Bon, gardons notre calme… Il faut absolument que je trouve une idée pour m’en débarrasser…  Voyons, voyons… Oui, j’ai trouvé !

Docteur Richard GEAIRE :

- Vous avez trouvé quoi monsieur ?

Arsène LUTHIN :

- Bonjour, je m’appelle le docteur Richard Geaire et je gère tous vos problèmes, grâce à moi dites-vous que tous vos soucis prennent fin aujourd’hui. Alors, racontez-moi tout, allez-y je vous écoute !

(Le docteur Richard est totalement déboussolé par la situation et ne comprend pas ce qui lui arrive, alors il se confie au nouveau psychiatre qui se trouve devant lui).

Docteur Richard GEAIRE :

- Et bien voilà…

 

ACTE2 SCENE 1 : quatre ans plus tard…


(Monsieur Arsène Luthin est devenu psychiatre après avoir suivi une psychanalyse sur son enfance. Il s’est rendu compte que tout était en ordre et que sa paranoïa avait été guérie. Il n’était plus hypocondriaque. C’était maintenant un homme sain de corps et d’esprit et renommé dans le métier de psychiatre qu’il exerçait avec passion. Quant à monsieur Richard Geaire, il est devenu son plus fidèle client).

Arsène LUTHIN :

- Bonjour monsieur Geaire. Qu’avez-vous encore aujourd’hui ? Laissez-moi deviner… On vous a dit que votre gorge était sèche, que vous aviez la migraine et qu’un début de grippe aviaire commençait à naître chez vous ? Vous vous sentez pousser des ailes !

Monsieur Richard GEAIRE :

- Comment le savez-vous ?

Par plume2cristal - Publié dans : THEATRE
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Calendrier

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Recommander

Créer un Blog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus