LES TROIS AVENTURIERS - TOME 2

Mardi 3 février 2009


Suite ...

LE SAUVETAGE D’ARTAX

  

 

Le repas terminé, tout le monde se lève et se dirige vers la sortie. Ils passent par les toilettes, autant prendre ses précautions avant de partir.

La promenade à pied commence. Le groupe s’éloigne peu à peu des axes routiers pour s’enfoncer dans la campagne. Elisabeth, parmi sa classe écoute, fait des commentaires avec les autres élèves. Ils se renseignent sur la faune et la flore qui bordent les chemins. Les animateurs sont ravis de leur répondre et de voir l’intérêt que les élèves portent à leurs explications. Ce n’est pas toujours le cas.

Sur le retour, ils passent devant un lac. Un petit pont le traverse dans le sens de la largeur. Adeline et ses copines s’approchent d’Elisabeth.

- Allons, faisons la paix à présent, tu ne crois pas, dit Adeline.

Elisabeth se demande pourquoi cette furie revient la voir, mais préférant la paix à la guerre, elle accepte de lui parler.

- Pour commencer, je ne suis pas une voleuse, précise Elisabeth, je ne vois pas pourquoi tu m’as accusée aussi rapidement ?

- Je n’aime pas te voir tourner autour de Clément.

- C’est un copain, c’est tout, rétorque Elisabeth. Nous faisons quelquefois la route ensemble jusqu’au collège. S’il ne peut plus avoir d’amie, sans que tu te mettes dans des états pareils, je le plains.

Tout en parlant, elles ont ralenti la marche et se sont approchées du bord du lac.

Elisabeth, à présent se trouve dos au lac. Les filles ont bien combiné leur coup. Elles la bousculent et la font tomber à la renverse dans les herbes au bord de l’eau.

Elisabeth pousse un cri mais le groupe et les accompagnateurs sont trop loin pour entendre ce qui se passe. Adeline et ses copines chantent pour couvrir les bruits.

Après s’être retournée, une surveillante aperçoit des filles qui rejoignent le groupe en courant.

- Tout va bien ? Que faisiez-vous là-bas ? demande t-elle.

- Oh, rien m’dame. On avait cru voir un petit animal dans le lac, mais on s’est trompé.

- Ce lac est très beau mais dangereux, informe la surveillante. Il y a des algues qui rendent la natation impossible. Deux jeunes se sont noyés l’année dernière, ils se sont crus plus forts que les autres pourtant ils ont bel et bien étaient entraînés vers le fond. On les a retrouvés enroulés dans les algues, ce n’était pas beau à voir. Pour les parents, c’est toujours horrible, finit-elle par dire avant de s’éloigner pour revenir au milieu du groupe.

 

Elisabeth se relève vexée de s’être laissé avoir de la sorte. Elle essaye de remonter le talus d’où les autres l’ont poussée quand elle entend des rires de garçons. Elle se retourne et voit deux gamins sur le petit pont, poser un sac en plastique dans l’eau. Un chat enfermé dedans miaule à fendre l’âme. Elisabeth crie après eux.

- Vous n’avez pas honte ! Reprenez-le tout de suite, vous pouvez encore le faire.

Mais les deux jeunes monstres rient de plus belle.

- T’as qu’à vnir l’ker ti même, et ils s’enfuient en courant.

Elisabeth regarde la surface de l’eau et a peur de s’y aventurer. Elle voit très bien ces algues redoutables et sait que c’est périlleux. Néanmoins elle ne peut pas laisser cette pauvre bête se noyer, elle a l’impression d’entendre « Elisabeth sauve-moi ! ». Elle n’y tient plus. Après quelques instants d’hésitation, elle détache enfin sa veste entourée autour de sa taille, retire rapidement ses chaussures et son jean. « Heureusement que j’ai mis mon maillot de bain », songe t-elle. Doucement elle entre dans l’eau et nage précautionneusement mais les algues viennent enlacer ses jambes puis se décrochent pour recommencer dans un mouvement de va et vient incessant. A la place du crawl, qui donne de la vitesse mais empêche la visibilité pour le sauvetage, elle décide de pratiquer la brasse. Là, elle voit le pauvre chat qui s’enfonce dans l’eau. Le sac en plastique est attaché sous les pattes avant qu’il agite de toutes ses forces. Les enfants ont serré le sac mais l’eau pénètre dedans. Si la situation du chat n’est pas enviable, celle d’Elisabeth ne vaut guère mieux. Des algues plus longues s’agrippent à une de ses jambes. Elle ne réussit pas à se dégager, et pire, elle se sent entraînée vers le fond du lac, doucement et irrémédiablement. Elle panique. C’est fini, tout ça pour rien. Ce n’est pas possible… Nous sommes perdus tous les deux pense t-elle. Quand soudain, elle se souvient du couteau suisse de Vincent qu’elle avait caché dans la poche gauche de son tee shirt. Elle a déjà la tête dans l’eau quand elle réussit à ouvrir la fermeture éclair de la poche pour prendre le couteau, sortir la lame et couper cette algue qui ne voulait plus la quitter. Libérée, elle reprend sa respiration, heureuse de se retrouver la tête hors de l’eau. Cependant une deuxième algue entoure ses pieds, « ça ne finira jamais » pense

t-elle, à nouveau, elle bloque sa respiration, s’enfonce dans l’eau pour la trancher, la résistance de l’algue lui fait faire de tels efforts qu’elle est obligée de reprendre son souffle. Difficilement elle ressort sa figure hors de l’eau en penchant bien la tête en arrière et retourne sectionner cette herbe. « Pourvu que j’y arrive », se dit-elle, enfin délivrée, elle remonte à la surface, prend un grand bol d’air pur, vite elle détache ses pieds pour poursuivre son sauvetage. Elle est à quelques brasses du chat qui a les yeux révulsés par la peur. Il coule lentement mais sûrement, Elisabeth ne veut pas s’avouer vaincue. Elle plonge en canard, voit le sac, donne un bon coup de reins pour le rattraper le plus rapidement possible puis remonte à la surface en espérant que son geste ne soit pas vain. Le chat a la tête hors de l’eau. Il éternue, essaye de reprendre sa respiration, il n’est pas en forme mais bel et bien vivant. Elle nage à l’indienne, tout en prenant soin de garder la tête du chat à l’air libre, essaye de faire le moins de remous possible, sentant toujours ces algues la frôler. Le cauchemar se termine, Elisabeth s’approche du bord, vérifie qu’elle a pied et se sent soulagée puis avance prudemment. Ils sont enfin hors de danger. Elle dépose son précieux colis, déchire le sac avec son couteau et délivre la pauvre bête qui toussote toujours avant de reprendre une respiration normale. Elisabeth le caresse doucement, lui parle en espérant lui redonner confiance.

- Tu es beau, tu sais, avec ta robe toute noire et tes yeux émeraude. Tu ressembles à Artax, le chat d’Audrey. Je t’appellerai comme lui, d’accord Artax ?

Soudain, le chat se redresse sur ses quatre pattes, miaule plusieurs fois, s’étire puis se retourne en lui donnant un coup de patte, toutes griffes dehors et s’enfuit à toute vitesse. Des grosses larmes remplissent les yeux d’Elisabeth. Elle se tient le poignet et s’aperçoit que quelques gouttes de sang perlent de sa blessure. Elle tombe à genoux et sanglote. Elle aurait aimé le garder avec elle. Elle se serait débrouillée, lui aurait donné sa nourriture, changé sa litière. Mais à cet instant précis, elle se sent  très malheureuse, décidément tout va mal.

Petit à petit, ses sanglots diminuent d’intensité. A présent il faut qu’elle rentre au camp. « Ils ont dû s’apercevoir de mon absence et doivent me chercher maintenant, pense t-elle. Ils ne vont pas tarder à venir jusqu’au lac ». Elle enlève son tee shirt, le tord pour éliminer l’eau et le revêt avec son jean et ses chaussures, attache de nouveau sa veste autour de sa taille, heureusement il fait chaud,  puis en s’aidant des herbes, elle remonte la butte, s’assoit et guette songeuse que l’on vienne la chercher. Elle prend son portable mais, après quelques hésitations, refuse d’inquiéter sa mère et regrette de ne pas posséder le numéro de téléphone du camp. « De tout sens, ils vont bien venir me rechercher, Camille va s’inquiéter de mon absence… et si vers 18h00, je ne vois toujours personne, je contacterai la police », se décide t-elle.  Après un long moment d’attente, une voiture sportive de couleur rouge arrive à vive allure. Le conducteur voit une jeune fille seule sur le bord de la route, il ralentit et s’arrête devant elle. Elisabeth le reconnaît, il travaille à la cantine de la ferme où ils sont descendus.

- Que fais-tu ici, toute seule ? demande le jeune conducteur.

- J’ai eu quelques petits problèmes, vous allez à la ferme ? dit Elisabeth.

- Je t’emmène si tu veux, avant le branle-bas de combat qui va se mettre en place sitôt que les professeurs et accompagnateurs vont s’apercevoir de ton absence.

- J’accepte, merci, ça tombe bien car je suis vraiment épuisée.

Elisabeth monte dans la voiture. Son conducteur de corpulence moyenne a le teint hâlé, les cheveux bruns et ondulés et les yeux noisette.

- Je m’appelle Jean Arnaud, dit-il, en démarrant sa voiture. Et toi ?

- Elisabeth, répond-elle, et elle explique l’altercation avec Adeline, l’accompagnatrice qui l’a prise pour une voleuse, la façon dont les filles se sont liguées pour la faire tomber au bord du lac, le sauvetage du chat et le coup de griffe qu’il lui a donné avant de se sauver.


A SUIVRE...
Par plume2cristal
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Jeudi 29 janvier 2009

Avant de commencer…

Vincent, âgé de quatorze ans, cheveux châtains aux beaux yeux bleus a souvent l’air rêveur mais il ne faut pas s’y fier. Il pratique depuis plusieurs années le tir à l’arc, la boxe française ainsi que la natation. Sa sœur Elisabeth, douze ans, a des cheveux bruns qui encadrent son visage très agréable, ses yeux noisette toujours rieurs dénotent un caractère enjoué. Elle pratique les mêmes sports que son frère. Leur cousine Audrey est âgée de sept ans, elle est adorable, toute menue avec ses cheveux blonds frisottés et ses yeux  de couleur marron foncé. Ils forment ensemble le clan des trois aventuriers. 

Ils ont remonté  le temps et  reviennent d’un voyage extraordinaire. Ils ont visité Orwania, une planète d’un autre système solaire, où ils ont affronté courageusement de graves dangers (Réf. : LES TROIS AVENTURIERS – TOME 1 : Un monde en danger). Grâce aux Orwaniens, Vincent s’est initié à la télépathie, il peut maintenant converser avec une autre personne réceptive. Ils arrivent sur Terre à la même heure que celle du départ sur Orwania. Avant d’atterrir, Audrey, Elisabeth et Vincent embrassent très fort leur ami Rissousse pour lui dire adieu. Tous les quatre sont très émus de cette séparation, ils espèrent se revoir un jour. Les trois jeunes aventuriers descendent enfin du vaisseau spatial, un dernier salut de la main et Rissousse, seul à bord de son appareil disparaît dans la nuit parsemée d’étoiles.

Rapidement les trois aventuriers pénètrent dans leur maison, montent l’escalier, entrent dans leur chambre après s’être souhaité une bonne fin de nuit. Ils s’endorment épuisés par une telle aventure…  

 

 

UN VOYAGE PEDAGOGIQUE

Le lendemain matin, vers dix heures, Rachel, la mère de Vincent et d’Elisabeth, étonnée de leur grasse matinée, les appelle pour prendre le petit déjeuner. Les vacances de Pâques se terminent et les parents d’Audrey doivent venir la chercher aujourd’hui. Tous les trois, l’air épuisé, descendent nonchalamment.

- Eh bien, vous n’avez pas l’air dans votre assiette, leur fait remarquer Rachel. Vous semblez plus fatigués à la fin des vacances qu’au début, remarquez, vous en avez bien profité. A présent, vous devez songer au collège et préparer vos sacs, sauf toi Audrey, bien sûr !

Après deux heures de route, les parents d’Audrey sonnent à la porte. Leur fille est radieuse. Les vacances c’est sensas, mais retrouver ses parents, son petit nid douillet, Pepsi sa chienne labrador et ses deux chats, Artax et Jasmine, c’est épatant. Le repas terminé, Sylvie et Marc réunissent les affaires d’Audrey et les installent dans le coffre de leur voiture.

- Bon, eh bien, il est l’heure de retourner en Belgique ma chérie, annonce Sylvie. Tu dis au revoir à tes cousins ainsi qu’à ta tante Rachel et ton oncle Didier. Merci pour tout ma petite sœur, nous t’appellerons dès que nous serons arrivés à la maison.

- Faites attention sur la route et  pas de vitesse excessive d’accord ! conseille Didier.

- T’inquiète, j’ai l’habitude avec mon travail, je ne compte même plus les kilomètres, lance Sylvie…

A présent, Vincent n’a plus qu’une idée en tête.

- Elisabeth, je vais t’initier à la télépathie, maintenant que nous sommes seuls.

Mais sa sœur n’est pas d’accord.

- Sur Orwania, les téléphones n’existaient pas, argumente t-elle, mais ici, on a le portable. De plus je dois lire un livre pour lundi, alors on verra plus tard.

- Bien, je n’insiste pas, rétorque Vincent, si tu n’es pas réceptive ça ne marchera pas, mais pense-y, ça pourrait être formidable de se donner des informations sans que personne ne le sache. Et puis, le téléphone portable est nocif pour la santé et peut tomber en panne, tu le sais ça !

 

En revenant du collège le lundi soir, Elisabeth est toute excitée.

- Maman, maman… appelle t-elle.

- Oui, oui, j’arrive, deux minutes, répond Rachel, occupée dans les chambres au premier étage.

- Tu te souviens de ce concours que la prof de SVT nous avait demandé de le faire car, disait-elle, ça nous servirait de révision sur l’environnement… Et bien, parmi toutes les classes de 6ème et 5ème des collèges participants du Nord Pas de Calais, nous sommes arrivés les premiers. Et pour nous récompenser, nous allons visiter la Baie de Somme pendant cinq jours. Tout est offert par les organisateurs, c’est formidable non ?

- Et vous partez quand ? demande Rachel.

- Nous partons du lundi 19 au vendredi 23 juin, cinq jours à visiter le coin, il paraît que c’est super. Je te rapporterai le programme cette semaine, comme ça tu connaîtras toutes les activités.

Le jour du départ, Rachel et Vincent accompagnent Elisabeth aux abords du collège. Les élèves sont tous excités. Avant de monter dans le car, Vincent met son couteau suisse dans la poche du blouson d’Elisabeth.

- Je n’ai pas le droit Vincent, dit-elle tout bas.

Mais Vincent insiste :

- On ne sait jamais, ça pourrait être utile et surtout fais attention à toi, d’accord.

La jeune fille embrasse sa mère qui lui fait mille recommandations.

- Obéis, ne t’éloigne pas…

- Maman, j’ai douze ans tout de même. Tu penses bien que je ne vais pas faire l’imbécile au risque d’avoir un accident. On va étudier la faune et la flore, il y aura un ornithologue. Il connaît parfaitement les marées, car je suppose que c’est à ça que tu penses ? Je ferai attention, je te le promets.

Elle donne un baiser à son frère et à sa mère, puis elle monte dans le car avec un grand sourire aux lèvres.

- A vendredi, je vous aime…

Tout le monde est placé dans le véhicule. Un professeur commence l’appel, quand un jeune garçon arrive en courant, un petit paquet à la main. Il appelle Elisabeth qu’il connaît très bien, souvent ils font la route du collège ensemble.

- Elisabeth, veux-tu remettre ce paquet à Adeline, elle est déjà partie dans le premier car, c’est un petit cadeau que j’ai oublié de lui donner avant son départ.

- Bien sûr, répond Elisabeth. Tu peux compter sur moi.

Elle met le petit paquet dans la poche de son blouson.

- Merci Elisabeth, tu es un ange.

- Oh ! répond celle-ci, en riant, ne retire pas le « g » surtout.

Le professeur lui demande de se rendre à  sa place.

Les portes se ferment, les clignotants du car préviennent du départ. Les parents agitent les bras, parlent entre eux pour se rassurer.

- Les élèves ont avec eux trois accompagnateurs en plus du professeur, ils sont bien encadrés, assure une maman.

Le car disparu, il ne reste plus qu’à rentrer.

Rachel et Vincent rejoignent leur voiture.

- T’en fais pas maman, rassure Vincent. Ce serait Audrey, tu pourrais t’inquiéter, mais Elisabeth est responsable. De plus, elle a son portable. Que veux-tu qui lui arrive ?

Dans le car, les enfants, insouciants chantent, mangent des biscuits, des confiseries, boivent des petites bouteilles de jus de fruits. Tout va bien.

- Elle n’est pas belle la vie ! dit Elisabeth à son amie Camille.

Elles éclatent de rire.

Après deux heures de route, le voyage se termine enfin. Les deux cars arrivent dans une grande ferme et se garent à leur emplacement réservé. Tout le monde descend. Derrière les clôtures, ils voient des chèvres, un âne, des poneys, des moutons. Un surveillant leur dit qu’il y a également des poules, des lapins et des canards.

- Tenez, les pigeons vous saluent en volant au dessus de vos têtes, fait remarquer le surveillant.

Les collégiens sont ravis.

- Vous avez deux heures pour visiter la ferme et vous amusez, reprend le surveillant. Ensuite, nous déjeunerons. Cet après-midi, nous ferons une promenade à pied pour visiter les environs et demain matin, direction la Baie de Somme afin d’étudier la faune et la flore.

Pendant que les ados s’amusent, deux surveillants font le tour de la cantine et des dortoirs, tout est ok. La cloche sonne pour réunir les élèves des deux classes de sixième ainsi que celles des cinquièmes.

Une fille, accompagnée de ses copines s’approche d’Elisabeth. Elle l’interpelle méchamment.

- T’as rien à m’donner ?

Elisabeth pense aussitôt au cadeau qu’elle a dans sa poche.

- Ah oui, tiens c’est de la part…

Mais elle n’a pas le temps de terminer sa phrase.

- Garde ta salive, je sais d’qui sait. Tu voulais l’garder pour toi, espèce de choureuse !

Elisabeth vexée, lui répond sur le même ton :

- Tu pourrais être plus aimable, je n’étais pas obligée de le prendre !

- L’prendre et l’garder pour ti, ouais…

Le ton monte. Une accompagnatrice s’approche :

- Que se passe t-il ?

Une copine d’Adeline répond :

- C’est elle, elle a volé un paquet à Adeline.

- Mais pas du tout, s’écrie Elisabeth. Elle ne peut continuer, l’accompagnatrice la prend par le bras pour l’entraîner vers la cantine.

- Je ne veux pas de ça ici, compris ?

Elisabeth ne répond pas.

- Compris ? insiste l’accompagnatrice.

- Oui, lui répond-elle dans un murmure, mais je n’ai rien volé.

- Parce que tu viens de lui rendre, c’est terminé, je ne veux plus entendre parler de ça.

Elisabeth est abasourdie. Elle veut rendre service et voilà que ça tourne au drame.

A la cantine, elle s’assied à côté de Camille et lui explique ce qui s’est passé.

- Je ne suis pas surprise, c’est une vraie furie cette fille ! Elle a souvent des histoires au collège, explique Camille pour essayer de la consoler.



Par plume2cristal
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