PALEBRE LE CHEVALIER

Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /2009 15:14








La fée Fabulette :

Je dois le rattraper pour le raisonner.

 

Alors que la plupart des gens du village se pressaient au fin fond de la forêt pour combattre avec rage ce monstrueux dragon qui espérait tout brûler, la fée Fabulette sortit vite fait de sa misérable chaumière pour rattraper notre tout petit chevalier. N’y voyant plus claire à cause de ses lunettes remplies de buée, le brouillard venant tout juste de tomber, elle cria pour que Palèbre puisse l’identifier.


La fée Fabulette
 :

Brave chevalier Palèbre, m’entendez-vous ? Je … Je  ne vois plus rien du tout… Le brouillard vient de tomber et je ne sais même plus où je mets mes pieds. J’ai donc peur de vous bousculer, ou pire… de vous écraser…Ooooh brave chevalier, écoutez-moi, mon incantation n’était pas terminée quand, de ma chaumière, vous vous êtes sauvé. Je ne peux donc plus vous aider J’en suis vraiment désolée ! Mais il vous reste une chance qui, pour vous, n’aura aucun sens mais, croyez très fort en l’amour avec votre sorcière Miléfait. Ne brisez pas votre cœur et croyez fort au bonheur et à tout ce que vous pourrez lui apporter. Peu importe vos différences, cela n’a plus d’importance. Vous vaincrez ce dragon si vous maintenez votre passion sinon, n’y allez surtout pas ou vous passerez de la vie à trépas. Tenez bon mon garçon, vous aurez ce monstrueux dragon…

 

Dans la foule, la sorcière Miléfait se trouvait derrière un gros buisson pour s’en prendre au vilain dragon mais ce dernier lui donnait du fil à retordre. Elle éprouvait quelques difficultés car ses idées étaient en parfait désordre. Serait-ce à cause de toute cette fumée ?

 

Une personne dans la foule :

Regardez à l’horizon, le brouillard vient de disparaître et des objets volants viennent d’apparaître. Des bottes… ce sont des bottes sans homme qui avancent en faisant des bonds. Elles se dirigent vers le dragon !

 

Entendant ces paroles, la sorcière Miléfait se retourna et aperçut des bottes avancer vers elle.

Elle pensa aussitôt à ce merveilleux chevalier Palèbre que son cœur s’était amouraché et s’efforça de penser qu’il venait en toute hâte la sauver et combattre à ses côtés pour mériter de nouveau et pour toujours un éternel amour.

Tous les villageois les aidèrent tant bien que mal… subissant une petite brûlure par ci, un pic par là… Un affrontement à inscrire dans les annales.

Mais soudain, arriva ce qui arriva…


Un villageois
 :

Nooooooon, le dragon vient d’avaler les bottes !


Un autre villageois
 :

Mon dieu, faites que le chevalier s’en sorte !


La sorcière Miléfait
(apeurée) :

Non mon amour, Palèbre, mon prince charmant, ne me quitte pas maintenant ! Ma vie ne vaut d’être vécue sans toi et pour te le prouver je veux mourir dans tes bras !


Un villageois
 :

Non, attendez… Regardez de plus près…

 

La sorcière Miléfait :

Mais oui ! Voyez le dragon s’étouffe…. S’étrangle… Il rote. Hourra ! C’est mon chevalier Palèbre qui l’emporte ! Ah l’amour quand tu nous tiens ! Heureux soit notre destin…

 

Encore quelques secondes de patience et des cris de joie abondèrent et mirent l’ambiance dans cette forêt immense…

Après être sorti de la gueule du dragon qui gisait sur le sol, complètement flagada, le chevalier était dans tous ses états.

Ses bottes lui manquaient et ses pieds sentaient toujours aussi mauvais. Quant aux blessures, elles étaient bien là, cependant, on pouvait les compter sur le bout de nos dix doigts : une côte cassée, deux dents brisées et des brûlures un peu partout dispersées sur sa peau devenue légèrement grillée.

Il n’en revenait pas de ce  combat et se sentait très las. Des frissons lui parcoururent le corps, il avait vaincu ce monstre et n’était pas mort ! Il fallait bien que ce brave et courageux chevalier ait vécu  tout ça pour retrouver enfin son si beau et si chaleureux minois. Et grâce à sa toute toute petite taille il gagna la bataille !

Après quelques minutes de récupération bien méritées, il se souvint des paroles de ce grand sorcier « chevalier Palèbre, vous deviendrez célèbre ! »

Il avait donc raison. Les trois personnages qu’il avait rencontrés dans cette majestueuse forêt avaient prédit l’histoire de sa nouvelle et si belle vie, une vie qu’il espérait enfin sans soucis.

Il fallait penser, après  cette dure journée, à redonner la bonne taille et un discours censé à ce brave et vaillant chevalier.

Puis quelques jours passèrent, et, toujours en compagnie de sa douce et bien aimée sorcière, le chevalier Palèbre, très content, retrouva, comme par enchantement, une santé de fer.

La convalescence passée, le moment fut venu d’annoncer l’évènement tant attendu : leur mariage que devait célébrer le vieux sage.

Tout le village, les sorciers, les lutins, la fée et j’en passe, se rassemblèrent sur la grande place, pour acclamer ces deux amoureux, mademoiselle Miléfait au cœur heureux et le noble chevalier Palèbre qui devint célèbre… si célèbre grâce à sa petite taille et son courage sans faille.

 
FIN DU PREMIER TOME
Enrika AVISSE

Par plume2cristal - Publié dans : PALEBRE LE CHEVALIER
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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /2009 11:32

La fée Fabulette :

Mais comment est-ce possible ? Vous qui étiez invincible ! Vous êtes si beau, si fort, si intelligent, si, si je le pense sincèrement… Je ne comprends pas pourquoi cette sorcière ne vous aime pas…



Le chevalier Palèbre
 :

J’ai osé regarder une autre fille… Mais j’ai su que c’était sa seule famille. C’est un grand malheur pour elle, oui, elle croit que je lui serai infidèle !

 

La fée Fabulette :

Infidèle, me dites-vous ? Ah, là, je ne comprends plus du tout. Auriez-vous perdu la tête avec toutes ces sornettes ?



Le chevalier Palèbre
 :

J’avoue que cette sorcière n’est pas très familière, mais saviez-vous qu’encore, grrr, grrr… hierrrr… grrr, grrr, je faisais tout pour lui plaiiiire. C’est… c’est effrayaaaannt, mais, mais que se passe t-iiiiilllllll ? Que m’arrive-t-iiiiiiiiilll ? Voilà que je sors des absurditéeeees à tout bout de chaaaammmmmp… Ah, je n’en peux pluuuuus… Je bêeeele, je bêeeele… Ah ! La vilaiiiiine, elle m’a bien euuuu….

 

Le chevalier s’arrêta de parler un instant, toussa pour éclaircir sa voix, puis reprit son discours en articulant lentement mais il bêla de nouveau à chaque mot prononcé, c’en était trop !

 

La fée Fabulette (un peu interloquée par ce qu’elle venait d’écouter) :

Oh ! Mon dieu…. Il faut donc que j’intervienne pour conjurer le sort de cette vilaine.

 

Le chevalier Palèbre :

Le vieux sage avait donc raisooooonnnn, je n’ai que drame à l’horizooooonnnn… Oh ! Aidez-moooooiii, je vous en supplie fée Fabuleeeetttte, je suis en plein cauchemaaaarrr, quel casse têeeeeete !

 

La fée Fabulette :

Priez pour vous mon ami. Aïe aïe, aïe, j’ai fait une si mauvaise nuit. Je ne sais si je serai à la hauteur aujourd’hui ! D’ailleurs évitez également de parler, ou alors, gare à vous, je ne pourrai pas me concentrer. Je dois conjurer votre sort, sinon… eh bien sinon…, vous êtes mort. Il est grand temps maintenant que j’enlève ce que vous avez sur le cœur pour que vous retrouviez votre bonheur et votre grandeur.

 

Au moment où la fée Fabulette retrouva ses esprits et commença à pratiquer sa magie, des bruits monstrueux retentirent dans la forêt. L’apprenti Simain rentra dans la chaumière, totalement affolé…

 

La fée Fabulette :

Ah ! Mais que se passe t-il encore ? J’entends des cris non loin dehors…



L’apprenti Simain
(bégayant) :

Di-di-diantre, c’est le le le retour du drag-drag-dragon et il m’a m’a l’air vraiment fu-fu-furibond ! Le dragon, le le le dragon est de ret-retour… C’est aff-affreux, nous ne verrons plus ja-ja-jamais le le jour ! Il va va va tous nous brûler et nous nous dévo-dévorer… Il n’y a qu’un espo- un espoir : Pa-Palèbre, notre brave cheva-li-lier !



La fée Fabulette
 :

C’est absurde, comment voulez-vous qu’il y aille, le pauvre, il a une si petite taille !

 

L’apprenti Simain (toujours en bégayant) :

C’est peut-peut-peut-être absurde ce que que  je viens de di-dire mais sachez fée fée Fabulette que vo-votre pe-petit chevalier vient de paaa-partir. Je suis sûr qu’il ré-rééé-réussira à le vaincre, c’est notre seu-seu-seule chance, sans sans lui, nous pouvons dire ad-adieu à notre espépé-espérance. Je crois en luuui et ça me suf-suffit !

 

A SUIVRE…

Par plume2cristal - Publié dans : PALEBRE LE CHEVALIER
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 14:36

SUITE...

La formule à peine prononcée, le chevalier, fort ennuyé par ce qui venait de se passer, se transforma en un tout petit homme, presque caché par ses belles bottes devenues difformes. Tandis que la sorcière, mademoiselle Miléfait, disparut en courant et en pleurant toutes les larmes de son corps, tout en vociférant des mots imprononçables  sur ce stupide prince charmant, rendu méconnaissable.

Le chevalier Palèbre :

Je suis perdu, tout ça à cause d’un hummm, humm, hummm, mais qu’est-ce que je pourrais faire pour revenir ne serait-ce… qu’une heure en arrière. Mon cœur a parlé et je ne peux l’abandonner, malgré tous les dangers, mon corps tout entier s’enflamme, impossible de résister, j’aime trop intensément cette femme.

 

Après quelques minutes de réflexion, il lui vint une idée… Pourquoi ne pas rendre visite à Fabulette la vieille fée.

 

Le chevalier Palèbre :

Elle aura bien la solution pour faire disparaître ce sort ainsi je ne connaitrai pas l’humiliation et redeviendrai le plus fort. Vite, je dois me dépêcher, j’en ai déjà marre d’être ainsi chausser. En plus les odeurs s’échappent et je risque de tomber dans les vapes.

 

Après une très longue et très dure traversée dans la forêt pour retrouver la vieille fée, le chevalier Palèbre, tout petit qu’il fut, arriva enfin devant une chaumière à moitié rafistolée.

 

Le chevalier Palèbre :

Oyez, oyez, y-a-t-il quelqu’un dans cette maisonnette qui pourrait m’indiquer où se trouve la fée Fabulette ? J’ai besoin d’elle d’urgence afin de retrouver mes chances de combler un vide immense… Oyez, oyez, répondez s’il vous plaît, mais ne me laissez pas dans ce bourbier. Je ne suis pas très rassuré… Oui, bon, j’avoue que ma taille a un chouia diminué mes capacités. Je vous en supplie, qui que vous soyez, aidez-moi à retrouver ma dignité…



La fée Fabulette :

Ah ! Mais qui ose me déranger pendant mon précieux sommeil, que je l’assomme avec ma pelle… Regardez-moi ça ! (Elle sortit son miroir d’un tiroir). Dieu n’a pas honte de me faire une mine pareille ! Si seulement mes pouvoirs ne s’étaient pas fait la belle,  aujourd’hui je serai une pure merveille, mais la vie en a voulu autrement et mon visage garde les marques du temps à présent. Quel gâchis… C’est pour ça que j’ai tant besoin de mon sommeil et qu’il ne faut pas que l’on me réveille !!! Alors, montrez-vous, vous qui criez comme un fou !  Et où se cache encore mon apprenti Simain ? Je ne l’ai pas vu depuis ce matin… Mais qu’est-ce que ces bottes viennent faire près de ma porte ?



Le chevalier Palèbre
 :

Fée Fabulette, c’est moi le chevalier Palèbre, laissez-moi entrer, que je vous explique mon histoire. Je vous jure, vous aurez peine à me croire !



La fée Fabulette :

Mais, mon brave et beau chevalier, que vous est-il donc arrivé pour que vous soyez chaussé de la sorte et que je vous retrouve au bas de ma porte ? A vous voir ainsi… si petit… mes souris ne feraient qu’une bouchée de vous, elles ont si grand appétit ! Allez, je vais vous prendre dans mes bras, ce sera bien la première fois…  Bien, racontez-moi vos mésaventures en parlant assez distinctement, j’ai les oreilles un peu dures. Bah, je ne suis pas gâtée avec cette vieillesse que le temps m’afflige, je vous jure !!!



Le chevalier Palèbre
 :

Je comprends parfaitement fée Fabulette, mais une question vient de me traverser l’esprit en vous voyant ainsi… Vos pouvoirs magiques, vous les avez toujours dans la tête ? Ou sont-ils partis dans les oubliettes ?



La fée Fabulette
 :

Oh ! Oui, oui, bon… euh… ne vous inquiétez pas, j’ai peut-être la tête comme une girouette mais ce n’est pas la fin du monde, n’est-ce pas ! Une petite potion et quelques incantations et tout redeviendra net…



Le chevalier Palèbre
 :

D’accord, je suis bien obligé de vous croire sur parole et de penser que vous n’êtes pas devenue folle. De toute façon, je ne sais plus du tout quoi faire, j’ai l’impression de traîner dans la poussière. De me savoir ainsi, j’en ai perdu tous mes moyens, c’est pour cela que je viens vous demander un coup de main. Passons aux choses sérieuses, je ne veux plus avoir cette allure miséreuse. Voilà, écoutez-moi bien car je vais commencer : La sorcière Miléfait m’a transformé, je ne vois plus que mes pieds, en plus ils sentent mauvais, j’en suis vraiment tout retourné !

Par plume2cristal - Publié dans : PALEBRE LE CHEVALIER - Communauté : les auto-édités
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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 22:15


Suite…

 

Le chevalier jeta un coup d’œil par la fenêtre et sentit enfin son âme renaître.

 

Le chevalier Palèbre :

Oui, j’arrive, je cours, je vole, et dès que vous me verrez, vous deviendrez folle… Je vous tiens déjà dans mes bras et livre mon dernier combat car je ne peux résister à votre charme et mon âme, en vous voyant, baisse les armes. Je suis tout à vous. Mais, dites-moi comment vous appelez-vous ?

 


La sorcière Miléfait
 :

Oh ! Grand chevalier, je suis mademoiselle Miléfait, et je viens vers vous car les étoiles cette nuit m’ont parlé.

 

Le chevalier Palèbre :

Ah, vous m’en direz tant ! Alors, ne perdons plus notre temps, faisons plus ample connaissance, et lions enfin nos existences.

 

La sorcière Miléfait :

Oh, vous parlez si bien noble chevalier, je suis très impressionnée. Un jour, ma mère m’a dit « si tu écoutes et berces ton cœur, tu ne recevras que bonheur, mais si tu ne ressens que rancœur, jamais tu ne connaîtras l’élu de ton cœur. » Brave chevalier Palèbre, je vous ai vu dans mes rêves, je devais seulement attendre que ce jour se lève.



Le chevalier Palèbre
 :

Vous avez bien agi, chère mademoiselle Miléfait, les étoiles vous ont dit vrai puisque je suis à vos pieds. Ma belle, ma douce, ma bien aimée, c’est comme si, depuis des années, je vous connaissais. Pour fêter cet instant magique, puis-je vous honorer avec une chanson et un peu de musique ?

 

La sorcière Miléfait :

Oui, bien sûr, j’en serais ravie, pourquoi n’allons-nous pas nous asseoir ici, cette grosse pierre polie semble attendre nos deux cœurs réunis.

Ils s’installèrent sur la pierre où le sage s’était assis hier.



La sorcière Miléfait :

Chantez maintenant chevalier, à vos côtés, plus rien de mauvais ne peut m’arriver.

 

Et le chevalier se mit à chanter une chanson pour sa bien aimée, la sorcière Miléfait.

 

Le chevalier Palèbre :

Ah, l’amour que je vis avec vous

Me rend de plus en plus fou

Plus fou pour toujours

Toujours oui, mon amour

Depuis que mon cœur est à vous

Voyez, je me mets à genoux

Pour vous servir à vie

Et ensemble vivre le paradis

Mais voilà soudain j’ai si peur

Car si je vous perdais quel malheur

J’aurais les larmes à l’œil

Et annoncerais mon deuil…

 

Mais au même moment, une jeune fille vêtue très légèrement se dandina devant lui. Les yeux pétillants, il sourit en la regardant partir, se trouvant pendant quelques secondes l’homme le plus chanceux du monde.

 

La sorcière Miléfait :

Ah ! Là, je vous ai pris la main dans le sac, et bien c’est décidé je vous plaque… Dire qu’il suffit qu’une jeune fille passe pour que notre soudaine union se casse. J’avais tant espéré et me voilà dupée. Chevalier au grand cœur… Chevalier menteur oui… Et pour cette haute trahison, je vais prononcer une incantation qui vous rendra ridicule en taille et en paroles absurdes.

 

 Le chevalier Palèbre :

Non, avant je veux savoir quels sont vos pouvoirs ? Car vous cachiez bien votre  jeu, à moi, pauvre malheureux. C’est vrai, j’ai de quoi être indigné ! Votre beauté m’a subjugué et j’apprends maintenant que vous êtes une sorcière et que vous allez me lancer un sort rien que pour avoir vu un beau derrière !!!



La sorcière Miléfait
 :

Un derrière, oui, mais c’est celui de ma sœur !!! Et par votre vorace appétit, c’est elle qui a tous les honneurs. Une fesse, deux fesses, et voilà l’homme dans toute sa splendeur… Ah non monsieur le chevalier farceur, un peu de tenue et vous auriez évité mes pleurs… Ma sœur n’est qu’une vilaine demoiselle qui ne pense qu’à faire la belle. Aujourd’hui, me voilà sans famille, sans homme et pleine d’ennuis. Je ne peux plus continuer avec vous, à vous regarder je n’éprouve que dégoût. Ma mère avait bien raison, avec son stupide dicton, je viens de perdre l’élu de mon cœur car je ne ressens que de la rancœur. Adieu mon infidèle ami, mon seul amour de ma vie, qu’il en soit ainsi. Bikini niri kiki, faites qu’il devienne tout petit, hablastos kari diculosa, que ses paroles deviennent raplapla.

 

Le chevalier Palèbre :

Nooooonnnnnnnnnn…

Par plume2cristal - Publié dans : PALEBRE LE CHEVALIER
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Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 13:13




P A L E B R E

L E   C H E V A L I E R

 

Il était une fois dans une lointaine contrée appelée  Lamajidestrée,
un brave chevalier du nom de Palèbre.  

Son cœur était à prendre et malgré toutes les guerres qu’il
avait pu entreprendre pour son roi le grand Alexandre,
il imaginait inlassablement que son souhait préféré
se réaliserait un jour et qu’une douce et charmante dame
lui ferait les yeux tendres pour enfin connaître l’amour
et vivre heureux pour toujours.

Mais les années passaient et personne ne se bousculait.
Il en conclut qu’il resterait solitaire à tout jamais et
qu’aucun baiser ne viendrait lui troubler son cœur amer.


Le chevalier Palèbre
 :

 Tant pis mes chéries, vous ne saurez pas
 quel étonnant fantastique personnage je suis !
 Je guiderai mon roi et ma patrie, et j’irai tout
 de même sans vous au Paradis…


Après une longue et périlleuse bataille gagnée contre
les guerriers d’Urcy, le chevalier Palèbre rentra
tranquillement chez lui.

Sur son chemin, il rencontra trois personnages
qui lui prédirent l’avenir.

Alors, pour se souvenir de leurs paroles et surtout
pour en rire, il entama une chansonnette qui lui égaya la tête.


Le chevalier Palèbre
 :

En passant par la forêt,

J’ai rencontré un grand sorcier

Il m’a dit « chevalier Palèbre

Vous deviendrez célèbre ».

Refrain : Ah ! Ah ! Ah ! Vraiment je ris,

Car enfin la vie me sourit

Ah ! Ah ! Ah ! Vraiment je ris,

Car enfin la vie me sourit.

 

En continuant mon chemin

J’ai croisé un petit lutin

Il m’a regardé dans les yeux

Et m’a dit « je vous vois heureux »

 

Refrain : Ah ! Ah ! Ah ! Vraiment je ris

Car enfin la vie me sourit

Ah ! Ah ! Ah ! Vraiment je ris

Car enfin la vie me sourit




Je suis arrivé au village

Sur une pierre m’attendait un sage

« L’amour sonnera à votre porte

Mais drame, c’est ce qu’il vous apporte »

 

Refrain : Oh ! Oh ! Oh ! Vraiment je crains

Que le destin ne soit vilain

Ah ! Ah ! Ah ! Et puis tant pis

On verra si j’ai des soucis…

 

Le temps s’écoule doucement

J’attends l’amour impatiemment

Si le vieux sage a dit vrai
   

J'étranglerai ce faux sorcier.




Arrivé enfin dans sa demeure, le chevalier Palèbre
astiqua avec grand cœur son épée afin de
la rendre encore plus scintillante et plus tranchante.

 

Le chevalier Palèbre (il commença à parler à son épée) :

Ah ! Comme tu es belle, à nous deux nous formons
le couple le plus fidèle de la contrée, tu le sais ça ?
Jusqu’au jour, bien sûr où je rencontrerai
ma douce et bien aimée ! (Il vit son reflet
dans l’épée, se redressa brutalement et éleva la voix
pour montrer son mécontentement).
Je garde quand même espoir, je n’ai que quarante deux ans,
ce n’est pas la mer à boire… Je ne suis pas un balochard,
ni quelqu’un qui traîne toujours dans les bars.
Je mérite une vie un peu plus magique, comme
dans les contes de fée, ce serait si fantastique,
cela me changerait de la routine et me donnerait
sans doute meilleure mine ! A quoi bon rêver
si nos rêves ne peuvent se réaliser !

 

 Au même instant quelqu’un toqua à sa porte, trois fois… toc, toc, toc…


 

Le chevalier Palèbre :

Mais qui cela peut-il bien être ? Ah ! Bon sang…
Où avais-je la tête… C’est sûrement le bonheur
qui vient frapper à cette heure. Mon vœu vient d’être exaucé,
c’est sûr… Vive l’amour et les baisers qui durent… pour toujours !
 
Par plume2cristal - Publié dans : PALEBRE LE CHEVALIER - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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