LES VŒUX MAGIQUES DE NOEL
De Enrika AVISSE et Alexia Lise (texte crée le 11 janvier 2009 en écoutant la
musique ci-dessus).
Il était une fois, un jeune enfant qui s’appelait Vincent et qui se faisait une joie de fêter Noël,
car ce jour là, toute sa famille se réunissait. Dans sa classe, en CE1, il n’avait pas d’ami et se retrouvait toujours seul pour jouer, mais cette situation ne le préoccupait guère car il avait
une imagination débordante et vivait des histoires fantastiques avec une multitude de héros qu’il s’amusait à inventer.
Le dernier lundi d’école de l’année, tous les écoliers jouaient dans la cour de récréation. Les gros
flocons tapissaient le sol et il neigeait toujours. Vincent se sentait joyeux, il comptait les jours qui le rapprochaient de Noël et il n’en restait
plus que quatre avant les vacances d’hiver. Un garçon de CE2 lança à Vincent :
- Et toi, tu crois au Père Noël ?
- Bien sûr que oui ! affirma Vincent.
- Et bien tu as faux, il n’existe pas ! cria le garçon.
- Non, tu mens ! Le Père Noël existe, c’est lui qui donne les jouets, je l’ai vu encore l’année
dernière, protesta Vincent.
- Si vraiment il existe, fais un vœu et tu verras il ne se réalisera pas, j’en suis persuadé !
renchérit Félix.
Vincent avait perdu son chat Jasmine depuis plus d’un mois. Il fit le vœu de revoir son animal
préféré pour le serrer de nouveau dans les bras. Il pensa très fort à elle et pria, puis, la sonnerie retentit et il se mit en rang pour entrer en classe.
Le vendredi, Vincent arriva à l’école et interrogea Félix :
- Le vœu, quand doit-il se réaliser ? demanda Vincent inquiet.
- Bah le jour du réveillon de Noël ! répondit Félix en se moquant de lui.
Malgré toutes les tentatives pour retrouver son chat, il ne voulait pas abandonner ses recherches. Il
avait même demandé de l’aide auprès d’un vieux monsieur qui vivait dans la rue. Robert et lui fouillèrent dans les moindres recoins du quartier. En fait sans le savoir, ils s’aidaient
mutuellement. Dès qu’une personne critiquait le clochard, Vincent prenait automatiquement sa défense car ce vieil homme avait du cœur, du courage et de l’amitié à revendre. Le boulanger, le
charcutier, le restaurateur furent réprimandés.
- De quel droit osez-vous vous en prendre à ce monsieur ? Il vit dehors, dans le froid glacial,
sans rien vous demander, sauf, un peu de chaleur humaine. Et vous, vous le traitez comme s’il était un lépreux, au loin de votre vue, au loin de votre commerce… au loin de votre vie !
Ah ! Elle est belle la solidarité dans ce quartier !
- Oh, quel toupet tu as pour nous parler comme ça ! Espèce d’insolent ! Fiche le camp de ma
vue sinon j’appelle la police, compris ! s’exclama un des commerçants.
- Laisse mon enfant, fit Robert, en entourant Vincent de ses bras frêles, j’ai l’habitude tu sais, ne
te soucie pas de ces gens… Moi, je suis sûr que Jasmine n’est pas si loin que ça !
Pendant les vacances, Vincent décora sa maison et s’avança dans ses devoirs. Ses parents l’aidèrent
mais le voyant si peiné ils lui dirent :
- Tu sais Vincent, le Père Noël existe, il ne faut pas écouter les autres, demain c’est le 23
décembre, il ne te restera qu’une journée avant le grand soir ! Ne t’inquiète pas, ta prière sera entendue par le Père Noël et nous sommes certains que tu reverras Jasmine.
Alors qu’il se trouvait dans son jardin avec sa lampe de poche dans l’espoir de découvrir la cachette
de Jasmine, Vincent vit un nain qui avait l’air grincheux. Il se frotta les yeux mais cet étrange individu n’avait pas bougé d’un pouce.
- Et qu’est-ce que vous faîtes là ? interrogea Vincent étonné.
- Je sais quel vœu tu as fait. Hum, le Père Noël
n’existe pas et ton vœu ne se réalisera pas ! Ah, ah, ah… Tu vas voir ! Comme s’il fallait croire en un vieux monsieur avec une longue barbe blanche et de longs cheveux blancs, un vieil
homme accompagné de ses rennes et qui apporte des cadeaux ! Mensonge. Reviens donc sur terre au lieu de vivre dans les nuages ! clama le
nain.
Le soir du 24 décembre arriva enfin. Toute la famille de Vincent jouait et riait. Mais le jeune
enfant se sentait désespéré car son souhait le plus cher ne s’était pas encore exaucé. Tout à coup, il entendit des miaulements. Il ouvrit la porte
et aperçut Jasmine dans les bras de Robert.
- Jasmine ! Je suis trop content ! Mon vœu s’est vraiment réalisé, tu es revenue ! Oh
merci Robert. Comment l’avez-vous trouvé ? demanda Vincent.
- Tu sais, comme je vis dans la rue, je n’ai pas de maison où me loger, j’ai donc le temps de me
promener. Avoir un animal de compagnie auprès de soi c’est bon pour le moral, avec le temps qui court…, un ami, même avec des poils, ça nous console
toujours ! Et puis hier, qu’est-ce que je vois dans mes cartons ? Ton chat, enfin, j’espère que c’est bien lui, en tout cas, il ressemble comme deux gouttes d’eau à la photo que tu m’as
montrée ! Ah Jasmine ! T’as vu tu fais un heureux dans ce monde ! déclara le vieux monsieur.
- Euh, vous êtes trop gentil, Robert, je n’oublierai jamais ce que vous avez fait pour moi !
Maman, papa, regardez, c’est Jasmine ! Oh s’il vous plait, pouvons-nous inviter Robert à diner avec nous ? Je pourrai partager mon repas avec lui ? Dites
oui ?
- Bien sûr, Vincent, fais entrer ton nouvel ami réveillonner avec nous, si cela ne vous dérange pas
monsieur !
- Oh bah sûr que non alors ! Je veux bien, ah ça oui ! C’était mon vœu le plus cher au
monde : passer Noël au chaud entouré d’une famille, merci, merci mon petit Vincent, merci à vous !!!
Mais à la surprise générale, d’autres personnes prirent place sur le seuil de la porte. Le boulanger
avait du pain dans les bras, le charcutier avait préparé une tourte au foie gras et aux cailles et le restaurateur venait pour proposer du travail à Robert. Après le discours de Vincent, ils se rendirent compte que ce jeune enfant avait raison : la solidarité devenait trop rare à cette époque de l’année. Alors
tous ensemble ils passèrent un joyeux et chaleureux réveillon de Noël. Les vœux furent exaucés, ce qui rendit l’atmosphère encore plus magique.
Morale : il est important de croire à la réalisation de ses vœux pour pouvoir les vivre un jour.