Jeudi 18 juin 2009 4 18 /06 /2009 16:25




L’amour déchu

 

 



Plus d’âme….

Plus d’âme…

Non… Je n’ai plus d’âme, messieurs dames,

Je suis devenu, au fil des mois, un être infâme,

Oui c’est ça… un personnage sans état d’âme

Qui parcourt les villages et ne laisse derrière lui que misère et drame.

J’ai décidé de partir,

De ramasser toutes mes affaires et de fuir

Tout en restant enchaîné par ces souvenirs qui me font atrocement souffrir…

Fuir… Fuir à tout jamais

Pour essayer d’oublier ce passé,

Pour essayer de ne plus être tourmenté,

C’est sans espoir, je le sens… Je le sais…

Une échappatoire qui vire au pire cauchemar, 

Voyez déjà, la mort m’appelle, elle m’enlève, moi le fidèle.

Et elle… si légère et si belle

Elle ? Elle m’a laissé tomber

Pourtant, vous qui m’écoutez, sachez que j’en étais fou, jusqu’à traîner à ses pieds.

Si… Mais un homme qui aime, qui aime jusqu’à en perdre le respect de lui-même

C’est un homme qui éprouve que dégoût et qui devient honteusement jaloux

Alors, il se venge car il a tant de peine

Et puis, il s’applique, il incarne la haine

Il ne sait plus qui il est car son cœur l’a abandonné

Son esprit l’a métamorphosé en meurtrier…

Je suis devenu un  m e u r t r i e r !

 

Parce que j’ai voulu aimer…

C’est moi aujourd’hui qui meurs

Sans avoir compris ce qu’était le bonheur…

Je voulais juste  a i m e r

Mes émotions m’ont étouffé… elles m’ont a v e u g l é

Si vous saviez comme je m’en veux !

Si vous saviez comme je suis m a l h e u r e u x

Mais VOUS, v o u s  qui me regardez… vous les gens de bonne famille  

Avec votre paraître et votre fortune de pacotille

Jamais vous ne comprendrez qui je suis vraiment

Un gueux en moins, je disparais

En me condamnant c’est votre tranquillité que vous retrouvez…

Cette femme s’est moquée de moi,

Elle offrait son corps à tout noble qui passait par là

Un jour, alors que dans ma main je tenais un bouquet de roses rouge éclat

Je l’ai aperçue, elle était allongée, en plein ébats

Je n’ai pas pu résister,

Je l’ai… je l’ai… é t r a n g l é e… jusqu’à ce qu’elle ne puisse plus respirer.

Puis après, j’ai couru, j’ai couru aussi vite que j’ai pu,

J’étais cocu, peut-être même le premier jour où nous nous sommes connus,

J’étais de nouveau seul, perdu, abattu…

 

 

Je me suis rendu à la police pour expliquer mes actes devant la justice

Mais on n’échappe pas à son destin, n’est-ce pas ?

Et demain, la guillotine tombera…

E n r i k a   A V I S S E

Par plume2cristal - Publié dans : LA PLUME DANS TOUS MES ETATS - Communauté : Gros plan sur la poésie
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