Jeudi 29 janvier 2009

 

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UN VOYAGE INATTENDU

 - Audrey presse-toi ! Ton père est dans la voiture il klaxonne. On va être en retard chez mamy… et papy ne va pas être content du tout. Tu étais prête il y a cinq minutes, mais que fais-tu dans ta chambre, si je monte, ça va barder !

- Je cherche mon collier que tante Rachel m’a offert, je ne le trouve pas et je veux le mettre car elle sera contente et comme ça je dormirai plusieurs fois chez elle. Ah ! Oui… Je sais, je l’ai mis dans la poche de ma robe, voilà ! J’arrive, crie t-elle en prenant l’objet.

Audrey descend rapidement l’escalier et passe à côté de sa mère.

- Vite dépêche toi, on va t’attendre, s’empresse t-elle de dire.

- Quel toupet tout de même ! lui réplique sa mère.

Mais Audrey est déjà dans la voiture et attache sa ceinture de sécurité. Sylvie Dupres, sa maman ferme la porte à clé et s’installe au volant.

- Tu exagères tout de même Audrey. Tu nous as fait lever à six heures en clamant que le petit déjeuner était servi et ensuite tu traînes, tu traînes, tu n’en finis pas de te préparer ! Tu t’es changée deux fois, j’espère que tu as bien rangé tes vêtements.

- Et bien, j’ai bien fait de vous faire lever de bonne heure sinon nous serions encore plus en retard, logique non ! affirme Audrey.

 Pour les vacances de Pâques, elle a passé la première semaine chez les scouts mais la deuxième c’est enfin chez ses grands parents qu’elle va s’ébattre. Elle pourra jouer avec ses cousins et même  dormir chez eux. Deux heures de voyage, de Liège en Belgique jusqu’à Villeneuve d’Ascq, dans le Nord de la France, c’est long lorsque l’on est super active. Audrey est adorable, toute menue, avec ses cheveux blonds frisottés, ses yeux marron foncé. Mais sa désobéissance et les refus des interdits lui occasionnent des aventures dangereuses. A sept ans, avec son tempérament espiègle et son sourire coquin, elle mène ses cousins par le bout du nez. Tout au long du voyage, elle a écouté de la musique, dessiné et lu. Enfin, son calvaire est terminé, la voiture se gare le long du trottoir, devant la porte d’entrée de ses grands parents. Toute la famille sort pour les accueillir.

- Tu sais à quelle heure elle nous a fait lever ta petite fille ? annonce Sylvie à sa mère. A six heures, en ouvrant la lumière et en clamant dépêchez-vous, le petit déjeuner est prêt, il faut se lever on va en France !

Rachel regarde sa nièce et lui fait la morale. Si tu veux dormir à la maison, tu ne te lèveras pas à six heures, sinon je ne te prendrai plus, et, regardant sa sœur Sylvie, elle ajoute, mais, il a fallu qu’elle se réveille à cinq heures et demie pour que tout soit prêt ? Chez moi, ça ne marchera pas comme ça, elle dormira sinon gare ! 

La voiture déchargée, tout le monde entre et se dirige vers la véranda où une table bien garnie les attend. Après le repas, un tir à l’arc est organisé dans le jardin, avec toutes les mesures de sécurité prévues à cet effet. Deux équipes se forment, le sexe féminin contre le sexe masculin. Des éclats de rire fusent au premier tir de Sylvie. Après plusieurs tentatives, elle tire de toutes ses forces sur la corde pour envoyer la flèche sur la cible mais celle-ci se contente d’atterrir mollement  à ses pieds. C’est au tour de Vincent qui se retrouve dans son élément. Agé de quatorze ans, cheveux châtains aux beaux yeux bleus, il a souvent l’air rêveur, mais il ne faut pas s’y fier. Il pratique depuis plusieurs années, le tir à l’arc, la boxe française ainsi que la natation.

Il ajuste son tir et hop, en plein dans le mille.

- Bravo, il est vraiment super ton tir Vincent, annonce son père Didier.

- Avec toi, nous sommes sûrs de gagner, ajoute Marc.

- Et ! Ne vous la ramenez pas trop les hommes. On a des ressources que vous ne connaissez pas encore ! Patience… Hein les filles ! déclare Rachel avec enthousiasme.

- Ouais, ouais, on les cherche là nos ressources ! clament Sylvie et les deux jeunes filles.

C’est au tour d’Elisabeth de prendre l’arc et de viser. Elle aime les jeux de stratégies et pratique également les mêmes sports que son frère, c’est beaucoup plus simple pour Rachel de les conduire au même endroit à la même heure pour la même activité !

- Yes, tu as réussi ! Vous voyez, on a aussi une championne dans notre équipe ! Ah, je vous avez prévenu… les ressources, vous vous souvenez ? dit sa mère.

Après avoir passé plus de temps à ramasser les flèches à terre que sur la cible, ils décident tous de rentrer pour faire des jeux de sociétés.

Les deux sœurs Rachel et Sylvie s’entretiennent sur l’emploi du temps à tenir pour Audrey, Elisabeth et Vincent.

Durant chaque matinée de la semaine, ils étudieront chacun leurs matières : devoirs de troisième pour Vincent, devoirs de cinquième pour sa sœur et devoirs de CE1 pour la petite dernière. Chacun aura son travail.

- Comme prévu, je pourrai prendre Audrey à la maison à partir de mercredi soir, comme ça tu reviens la chercher dimanche, vous déjeunez vite fait et ensuite vous êtes libres pour retourner en Belgique. Qu’en dis-tu ?

- Organise-toi du mieux que tu peux mais sache qu’elle est la première pour les idées saugrenues alors je te souhaite du courage ! Et ne te laisse pas faire comme maman, sinon, tu n’en seras plus maître. ..

 La semaine a passé rapidement, nous sommes déjà arrivés au samedi soir et les trois jeunes sont accoudés à la fenêtre de la chambre d’Elisabeth. Ils admirent les étoiles. La nuit de plus en plus profonde laisse apparaître des centaines de points lumineux. Pour son anniversaire, Vincent a reçu comme cadeau un télescope. Il l’installe et admire le ciel. 

- Que c’est beau et comme j’aimerais parcourir l’univers à la recherche de nouvelles planètes. Je suis persuadé que nous ne sommes pas seuls dans cette immensité. Il existe probablement des êtres différents de nous et j’espère plus pacifistes, dit Vincent.

Sa sœur Elisabeth a douze ans. Ses cheveux bruns encadrent son visage très agréable et ses yeux noisette toujours rieurs dénotent un caractère enjoué. Elle partage les mêmes idées que son frère.

- Tu sais que l’astronomie est plus ancienne que la physique de plus de deux milles ans. L’homme a toujours regardé le ciel, annonce t-elle. Déjà les hommes préhistoriques pensaient à de la magie lorsque les orages, les éclairs, le vent violent et la pluie torrentielle se manifestaient, sans compter les étoiles, la lune, le soleil que l’on adorait comme de véritables dieux. D’ailleurs c’étaient  les chamans, les sorciers ou les religieux qui étudiaient le ciel.

Vincent regarde sa sœur avec de grands yeux étonnés.

- Bravo p’tite sœur, tu en sais des choses.

- Je t’ai piqué ton livre « voyage dans les étoiles », il est formidable et pas ennuyant du tout, il est passionnant et moi aussi j’aimerais bien parcourir le ciel en OVNI.

- Vous pouvez toujours rêver, mais si vous réussissez à partir vous m’emmenez hein ! Je veux venir avec vous, dit Audrey.

- Mais bien sûr, on t’emmènera ! Ah, le sud est par là, je vais essayer d’apercevoir le carré de Pégase et Andromède. Hé, les filles, regardez ! Les quatre étoiles là-haut, avec Andromède, on dirait un cerf volant ! s’exclame Vincent.

- Laisse-nous regarder dans le télescope, demandent Elisabeth et Audrey.

- Chacune votre tour, décide Vincent. Elisabeth, tu regardes la première et ensuite c’est au tour d’Audrey. 

- Je vois une étoile qui brille de plus en plus ! s’exclame Elisabeth.

Elle montre un point lumineux.

- Moi aussi, je la vois maintenant. On dirait qu’elle s’approche de nous, confirme Audrey.

- Bon arrêtez vos bêtises, poussez-vous et laissez-moi la place, il est à moi tout de même ! lance Vincent d’un ton désinvolte. Mais c’est vrai ! C’est un objet qui vient d’une autre planète, qui brûle dans l’atmosphère et qui va tomber sur la terre ! C’est une météorite. 

Les trois enfants, silencieux, regardent ce phénomène mais l’objet non identifié commence à les inquiéter car il se rapproche de plus en plus d’eux.

A présent des lumières sont visibles. Instinctivement ils se blottissent les uns contre les autres.

Un engin atterrit dans le jardin, une porte s’ouvre puis un petit homme descend et les appelle.
Par plume2cristal - Publié dans : LES TROIS AVENTURIERS - TOME 1
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Jeudi 29 janvier 2009


Cet après midi, Julie, une charmante jeune fille âgée de huit ans, va étudier la forêt et quelques-uns de ses habitants.

L’enseignante de la classe, madame Chénoux commence son cours en parlant du châtaignier.

- Cet arbre appartient à la famille des fagacées. Admirez-le et voyez comme il est grand.

Tout à coup, Julie  voit sur une branche un petit écureuil qui la regarde. Elle cherche un morceau de gâteau dans sa poche et le jette à terre. L’animal descend de son perchoir puis remonte à toute vitesse. Il regarde à nouveau la jeune fille qui reste figée. Il redescend, lorsqu’un jeune oiseau plus courageux se pose à côté de la friandise et parvient à la becqueter. Là, l’écureuil se révolte.

- Ce morceau de gâteau était pour moi, s’écrie t-il.

Il se précipite, s’empare du restant et remonte rapidement sur sa branche. L’oisillon est tout malheureux, il n’a plus rien à picorer.  Julie remet sa main dans la poche pour ressortir les dernières miettes. Le jeune volatile est tout content, pour la remercier, il se pose sur son épaule droite puis entonne sa chanson préférée. L’écureuil, jaloux, se précipite sur Julie, grimpe jusqu’à l’autre épaule en murmurant entre ses dents.

- Il n’y a pas de raison, moi aussi j’aime les câlins.

- Oh ! Comme vous êtes mignons tous les deux ! dit Julie. Allons, si vous le désirez, je serais enchantée de visiter ce territoire en votre compagnie.

- Mais bien sûr ! répondent-ils en chœur.

- D’abord, si nous nous présentions ! Je m’appelle Julie. Et vous, comment vous nomme t-on dans la forêt ?

- Kiki tout simplement, répond le moineau.

- Quant à moi, je m’appelle Câlinou, clame fièrement l’écureuil.

- Je suis enchantée de faire votre connaissance et je compte sur vous pour m’expliquer tous les secrets de la forêt. 

L’écolière n’a jamais été aussi heureuse. Quel beau cadeau ! pense t-elle. Et ainsi, tous les trois partent à l’aventure.

- Nous, nous sommes les maîtres de ce lieu et nous travaillons pour faire pousser des petits châtaigniers, en enfouissant leurs fruits dans le sol, volontairement ou involontairement, explique Câlinou. Différents animaux font ça pour les manger plus tard, mais comme ils les oublient, d’autres châtaigniers voient le jour l’année suivante. Tiens ici, ce sont des hêtres. Ils donnent des fruits, les faînes, que beaucoup d’entre nous dévorent, (et en pointant du doigt en direction d’un lapin de garenne), demande à Ninjatos, regarde, il est sur ta droite, à côté des buissons, d’ailleurs presque toute sa famille est là.   

- Bonjour, je m’appelle Julie. Tu te régales Ninjatos?

- Bonjour Julie, lui répond le lapin sauvage. Oui, je te remercie, veux-tu goûter un peu de faîne ?

- Mais, est-ce comestible pour les enfants ? 

- Tu sais, autrefois, en temps de disette, les enfants consommaient ce fruit, mais bien sûr, il fallait faire attention à ne pas en manger de trop car la faîne, dans ce cas là, pouvait être toxique… Mumm… quel régal ! Excusez-moi, je continue mumm… mon repas, sinon les mulots vont tout manger… Nous sommes constamment sur nos gardes, nous faisons tous attention au renard, mum… Ah ! Je viens de faire tomber une miette, à la fouine, au furet et…mum, quel délice ces faînes… au chien errant.

Nous ne tenons pas à être surpris et dévorés tout cru. Notre force c’est la course.

- Mais je vois que certains membres de ta famille sont mal-en-point, fait remarquer Julie. Plusieurs boitent, d’autres ont des blessures sur le corps. Que leur est-il arrivé ?

- C’est une nouvelle bande qui nous a délogés de notre endroit préféré, à l’orée de la forêt. Je ne sais pas si tu as remarqué, il y a du trèfle et plein de bonnes herbes pour nous. Et la bande là, les autres lapins, de vrais sauvages, nous ont ordonné de partir, dit-il d’un ton furieux. Nous avons voulu résister mais ils étaient plus forts que nous, de vraies terreurs, ces bêtes là ! Alors nous avons dû plier bagages. Mais ici c’est très bien aussi, tu sais… Nous espérons qu’ils ne viendront pas nous chercher des ennuis ! Profitez bien de cette promenade, poursuit Ninjatos. Mais fais attention, tu vas te perdre si tu t’éloignes de trop !

- Ne t’en fais pas, affirme Julie, un sourire sur le visage,  je ne me perdrai pas, c’est impossible, avec mes deux nouveaux guides expérimentés comme compagnons, il ne peut rien m’arriver.

Par plume2cristal - Publié dans : PROMENONS NOUS DANS LES BOIS - Communauté : les auto-édités
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Jeudi 29 janvier 2009



LA JUMENT ET LA PANTHERE

 

La jument Sylvie

Et la panthère Vathère

Aimaient se satisfaire

De repas exquis

 

La jument sans soucis

Et la panthère en colère

Ayant un si gros appétit

Se réunirent dans une clairière

 

Dis-moi ma chère jument jolie

Lança Vathère avec galanterie

Pourrais-tu calmer une panthère en colère

Puisque tu es une excellente cuisinière

 

Vois-tu j’ai peur de commettre un impair

Tu es de si charmante compagnie

Te dévorer ne me plairait guère

Si d’autres solutions ne me viennent à l’esprit

 

Ah ! Mon dieu, mais quelle misère

Pensa tristement la jument Sylvie

Je crois bien que ma vie s’arrêtera ici

Si mes plats ne plaisent pas à cette vilaine panthère

 

Ecoute, j’ai bien une recette qui vient de ma grand-mère

Mais pour la réaliser il me faut beaucoup de chair

Si tu prétends être aussi agile que tu me le dis

Tu trouveras la nourriture près de cet arbre fleuri

 

La panthère, toute fière se dirigea vers l’endroit choisi

A pattes de velours, elle se faufila dans une sorte de repaire,

Mais soudain elle sursauta lorsque glissa une barrière

Elle fut bêtement prise au piège par de sournois bandits

 

Voilà ce qu’il arrive lorsqu’on devient méchante avec ses soi-disant amis

On termine dans une cage, malmenée et prisonnière

En proclamant des menaces, tu as bouleversé ta vie

Et tu t’es mise toute seule dans une vraie galère !

 

Alexia M. et Enrika AVISSE, le 29 janvier 2009

Par plume2cristal - Publié dans : CONTE ET FABLE
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Lundi 26 janvier 2009
Auteur : Enrika AVISSE


Le vagabond

 

 

Arrêté,

Enchaîné,

Blessé,

Frustré,

Emprisonné,

Fusillé,

Car vous m’avez jugé Meurtrier…

Vous les juges, à vos yeux

Je ne suis qu’un gueux,

Parasite sans but précis,

Qui erre et hante votre vie,

Vie aux mille éclats,

Vie sans roi ni loi…

VOUS, les juges,

Les flammes ont brûlé mon corps

Car l’enfer est devenu mon nouveau décor.

Je vous bannis de ce monde jouissif

Et vous maudis par mes mots convulsifs.

VOUS les juges,

Par votre décision

Et votre manque de raison,

Mon cœur est sali

Et je me sens trahi,

Vos actes impunis

Vous rendront démunis.

Infidèles et pervers,

Sans explication, sans compassion,

Vous m’avez jeté dans la fosse aux lions.

Je suis innocent et pourtant,

Moi, le vagabond voguant

Sur les flots de votre ville inhumaine,

Rejetant la rancœur qui est mienne,

Je ravage vos maux quotidiens

Et m’isole de ce monde sans lendemain.

Histoire d’en rire, d’en mourir,

Mourir enfin,

Pour assouvir un vœu

Mon vœu mûri à point,

Vous faire souffrir et vous anéantir

Par mon âme qui hantera vos moindres soupirs,

Et là, à votre tour, vous comprendrez

peut-être,

Que juger un vagabond sans le reconnaître

C’est lui enlever le seul souffle d’une vie nouvelle…

Par plume2cristal - Publié dans : LA PLUME DANS TOUS MES ETATS - Communauté : GALERIE DES LETTRES
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Lundi 26 janvier 2009

Enzo est un jeune garçon qui a un goût fort prononcé pour tout ce qui touche le monde marin.
Un élément perturbateur va lui faire vivre une aventure fantastique avec Douce la sirène et deux dauphins, Cynon et Cynnie.
Cette histoire permet de faire comprendre aux enfants les dégats de la pollution marine qui est un grand danger pour notre environnement et l'importance d'une planète propre.




SUITE...


- Ouf, heureusement que j’ai désobéi et que  je suis restée avec toi, sinon ta mission se terminait là. Mais Enzo, pourquoi as-tu l’air contrarié ?

 

- J’ai perdu ma baguette, je ne pourrai plus continuer mon travail, je suis vraiment déçu ! Que va penser ton peuple de mon incompétence ?

 

- Tu as perdu ta baguette ? Ce n’est pas si grave, voyons, nous allons la chercher tous les quatre. Et puis, n’oublie pas que tu as déjà sauvé la vie d’une tortue, n’est-ce pas un cadeau merveilleux !  

Cynon et Cynnie n’ont pas suivi les ordres de Neptune : rester auprès du jeune humain pour le protéger des dangers de la mer. Ils se rendent comptent de leur imprudence et décident de chercher la baguette avec Enzo et Douce.

 

Les quatre aventuriers descendent toujours plus profondément quand ils aperçoivent  la baguette posée sur un rocher. Enzo se précipite dessus, veut la récupérer mais se sent emporté par un bras puissant et attiré vers une grotte. Douce, Cynon et Cynnie le suivent pour essayer de le délivrer.

 

Ils savent qu’il faudra beaucoup de diplomatie car c’est une maman pieuvre qui a eu peur d’Enzo. Elle protège ses œufs qu’elle a accrochés par grappes à l’entrée de la grotte.

 

- Que viens-tu faire ici, petit homme, s’écrie t-elle en colère.

 

- Je viens reprendre ma baguette que j’ai perdue, j’étais tellement paniqué par l’attaque des requins.

 

- Que fais-tu avec cette baguette ? insiste le poulpe.

 

- Je suis envoyé par votre Dieu Neptune pour nettoyer la pollution provoquée par mes semblables. Il me suffit de toucher les détritus avec cette baguette et les déchets disparaissent aussitôt.

 

- Eh bien, mon pauvre enfant, tu n’auras pas assez de ta vie et de celle de tes enfants ! Vous ne vous gênez pas de prendre la mer pour une immense poubelle ! s’insurge la pieuvre. Il a fallu à la Terre plus de six milliards d’années pour faire naître et évoluer le règne minéral, végétal, animal et humain, et vous, hommes soit disant civilisés, en un siècle seulement vous avez pollué la terre, les océans et même fait un trou dans la couche d’ozone. Vous êtes les champions de la destruction ! Allez, bon, je te laisse repartir et corriger les erreurs de tes congénères.

 

Enzo délivré souhaite bonne chance à madame pieuvre pour la naissance de sa progéniture, puis après l’avoir saluée il s’éloigne avec ses compagnons vers de nouvelles aventures. 

 

Cynon et Cynnie entendent des plaintes au loin. Ils préviennent les deux enfants et ensemble ils se précipitent en espérant arriver à temps. Ce sont de multiples habitants de la mer, prisonniers d’un grand filet dérivant.

 

Enzo aussitôt touche le piège avec sa baguette ; des dauphins, des raies, des requins et d’innombrables petits poissons à bout de force, sur le point de perdre la vie sont enfin libérés. Une fois le filet détruit, tous ces poissons se remettent lentement de leur calvaire.

 

- Nous te devons la vie, tu es un véritable héros, s’exclament en chœur les ex-prisonniers.

 

Pour fêter l’action d’Enzo et de Douce, les poissons sont d’accord

pour organiser une fête en leur honneur.

Par plume2cristal - Publié dans : ENZO AU ROYAUME DE NEPTUNE - Communauté : les auto-édités
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