Vendredi 20 mars 2009

A vous d'interpréter comme bon vous semblera...

Auteur : Enrika AVISSE, le 28 janvier 2009



Je vis dans ce pays une vie monotone

 Et quand je vois toutes ces souffrances

Je me dis qu’aujourd’hui plus rien ne m’étonne

Mais peut-être est-ce sûrement ma chance.

Réagir, me battre avec eux

M’épanouir, et aidez de mon mieux 

Tous ces phénomènes qu’on pourrait arrêter

Il suffirait simplement d’aimer

Il suffirait simplement d’aimer

Refrain

Alors, viens avec moi pour ouvrir la voie

Alors, viens n’aies pas peur moi j’y crois

Alors, viens avec moi réunissons nos pas

Allez viens,  aie confiance en moi

Pour changer tout ça, pour changer tout ça

 

Une blessure, une larme et c’est mon cœur qui pleure

Tous ces enfants, maltraités vivent loin de nos peurs

Lorsque des actions humanitaires sont menées

Ce sont des vies qui sont enfin sauvées

L’oppression des enfants balayée.

Réagir, donner pour des sourires, 

Accomplir, pour voir leur vie s’embellir

 Tous ces phénomènes qu’on pourrait arrêter

Il suffirait tout simplement de donner

Servir la cause de l’humanité

 

Refrain

Alors, viens avec moi pour ouvrir la voie

Alors, viens n’aies pas peur moi j’y crois

Alors, viens avec moi réunissons nos pas

Allez viens,  aie confiance en moi

Pour changer tout ça, pour changer tout ça

 

Pauvreté, violence et maladie

Droits bafoués, catastrophes et conflits

Arrêtez, pour ça il faut être uni

Alors aujourd’hui, dis simplement oui

Réagir, œuvrons pour notre avenir

Ne plus détruire, pour laisser de beaux souvenirs

Rêver, vivre la vie en couleur

Et changer pour un monde meilleur

Tout ça, si tu le veux est possible grâce à toi

Il suffirait que tu tendes la main

Pour changer enfin leurs destins

 

        Refrain

Alors, viens avec moi pour ouvrir la voie

Alors, viens n’aies pas peur moi j’y crois

Alors, viens avec moi réunissons nos pas

Allez viens,  aie confiance en moi

Pour changer tout ça, pour changer tout ça

 

 

Par plume2cristal - Publié dans : Paroles de chansons - Communauté : poésie en vrille et en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 17 mars 2009


6

UNE CAVERNE BIEN GARDEE

 

 

- Rissousse, tu sais, nous avons eu de bons conseils par le dieu Cobra sur la colline interdite… dit Audrey

- Oui, et alors ? 

- Nous pensons que nous devrions le rencontrer à nouveau mais avec toi, surenchérit Vincent, car tu pourrais prévenir tout de suite les maîtres des villages, s’il nous arrivait quelque chose ! 

- Moi ? Mais ce n’est pas possible, c’est interdit ! s’insurge Rissousse.

- Oui, jusqu’à ce jour car il n’y avait aucun danger, insiste Elisabeth, mais aujourd’hui c’est grave, et Vincent pense que des armes sont cachées sur la colline dans des grottes. 

- Vous avez raison, même si je ne dois pas revenir, il faut essayer et je serai en contact avec les maîtres des villages s’il nous arrivait malheur… 

Les trois aventuriers et Rissousse partent sans prévenir car personne ne doit connaître leur folie. Très soucieux de ce qui les attend, le chemin est long et pénible…

Enfin l’expédition se termine. Fatigués, ils gravissent encore les derniers mètres. Petit à petit le soleil se couche à l’horizon. Tout à coup, d’une faille entre les rochers, le voilà, celui que les quatre intrus attendaient. Majestueux, il se dresse doucement, les regarde et sa voix impressionnante cloue les quatre intrépides sur place.

- Vous avez bien travaillé ! dit le Cobra Royal. Je savais que l’on pouvait compter sur vous… Vous avez raison, les armes sont ici, et personne n’y a touché, nous en étions les gardiens. Notre rôle est terminé à présent. Nous vous laisserons la place, mais avant, venez voir l’endroit. 

Entre deux rochers imposants, un petit passage permet aux quatre amis d’entrer dans une caverne remplie de cobras plus grands les uns que les autres. Ces derniers leur laissent la place en empruntant des couloirs obscurs qu’ils ont l’habitude de prendre pour s’alimenter, se désaltérer ou tout simplement se chauffer au soleil. Puis le Cobra Royal reprend la parole.

- Voici les armes. Ne vous en servez que par nécessité. Sachez que votre vie ne sera plus jamais la même. La vie agréable et harmonieuse que vous meniez est terminée. Votre monde est en danger, sauvez-le ! C’est le bien le plus précieux que vous possédez…

Les quatre compères remercient respectueusement le Cobra Royal. Tout à coup,  Rissousse, demande à Vincent, Elisabeth et Audrey de ne plus faire de bruit. Il capte ses amis dans le vaisseau spatial grâce à un petit appareil qu’il a au poignet.

- Ecoutez ! dit Rissousse. Ce sont les nôtres qui piratent les conversations de nos ennemis. 

- Vous deviez faire des prodiges avec vos stupides oiseaux et tout est nul ! Aucun résultat ! Les enfants que nous devions récupérer pouvaient nous servir de monnaie d’échange. Ce maudit peuple n’aurait rien fait contre nous et aurait été forcé de nous accepter. A présent tout est à refaire ! Vous dites qu’ils n’ont pas d’armes ? Tant mieux ! Alors pulvérisez-les tous, nous prendrons leur place. Ici, ce n’est plus respirable, une usine chimique a explosé, tout est contaminé... Des nuls !!! J’ai commandé des nuls !!! Nous n’avons plus d’eau potable, des tonnes de poissons ont le ventre à l’air en mer et sur les fleuves. C’est catastrophique. Nous ne comptons plus nos morts. Nous prenons les vaisseaux pour vous rejoindre. Nous sommes quatre cents environ prêts à partir. Les autres, tant pis pour eux… 

Soudain cette voix remplie de hargne et de haine se tait. Les quatre amis n’en reviennent pas. Comment peut-on être aussi monstrueux ?

- Il faut faire vite ! Il n’y a plus de temps à perdre, conseille Elisabeth.

- Je crois qu’elle a raison, insiste Audrey.

- Je vais prévenir les maîtres des villages pour qu’ils prennent ce qui peut servir comme armes de défense, intervient également Rissousse. 

Vincent prend une sorte de pistolaser. Il est muni d’une longue vue infra rouge qui permet de voir dans les couloirs obscurs de la grotte.

- Il va falloir enlever les rochers, ça ne va pas être une mince affaire ! s’inquiète Vincent.

Audrey a pris aussi ce nouveau jouet amusant et très léger. Elle tape sur la crosse avec sa main.

- Attention ! Ne fais pas ça, on ne sait jamais, c’est dang… 

Rissousse n’a pas le temps de terminer sa phrase que la main d’Audrey fait basculer un bouton. Le coup part, un jet de lumière silencieux mais efficace pulvérise les deux gros rochers qui obstruaient la grotte.

- Impressionnant !  murmure Vincent, en prenant l’arme des mains d’Audrey. Nous devons être très prudents. 

- Bah, je voulais juste jouer, c’est tout… dit Audrey, les joues rouges, en regardant son nouvel ami. 

Quelques minutes après l’appel de Rissousse, de nombreux Orwaniens arrivent par les airs. Rissousse leur montre comment tenir cette arme et leur demande d’être très prudents car le pouvoir de destruction de ces étranges objets jusqu’alors inconnus est très important. Et comme à leur habitude, ceux qui savent apprennent aussitôt à ceux qui ignorent. Si bien qu’en peu de temps, tous connaissent le maniement et le danger que représente ce nouvel engin.

Les futurs combattants armés d’un pistolaser redescendent au village pour discuter de la stratégie à mettre en place. Elisabeth ne voyant pas Audrey retourne à l’entrée de la grotte, appelle mais personne ne répond. Elle évite de bouger pour percevoir le moindre bruit. Puis une petite voix lui parvient.

- Je suis là, en dessous ! 

- Ne bouge plus, j’appelle Rissousse et Vincent et nous te rejoignons tout de suite, répond Elisabeth. 

- Il y a une porte, je vais l’ouvrir, réplique Audrey

- Non, attends on arrive, répète sa cousine.

En avançant dans la grotte, les trois personnages découvrent un escalier, descendent et trouvent enfin Audrey.

- On l’ouvre ou on ne l’ouvre pas ? interroge Audrey qui leur montre une porte dans la paroi.  Fébrilement, Rissousse tourne la clenche. La porte s’ouvre. Il contacte Lyrisse par télépathie qui, peu de temps après, se retrouve avec eux pour contempler leur découverte.

- C’est un laboratoire d’observation ! constate Lyrisse qui n’en revient pas.

Un télescope géant trône au milieu de la pièce, éclairé comme par magie.

- A cet endroit, ce télescope ne peut servir, il faut une ouverture, comment faire ? 

-  Je commence à avoir faim, je voudrais redescendre au village ! pleurniche Audrey.

Lyrisse s’approche d’Audrey et lui offre des fruits qu’il avait dans un petit sac.

- Ces quelques fruits couperont ta faim, mais tu sais l’heure est très grave, patiente un peu. 

Audrey fait la moue. Nonchalamment, elle appuie sa main sur le mur. Tout à coup un grand bruit emplit la caverne. Le plafond se sépare en deux et le ciel apparaît à la grande surprise de ceux qui se trouvent dans la pièce. Plusieurs maîtres venu les rejoindre à l’appel de Rissousse, se tournent vers Audrey qui s’écrie :

- C’est pas moi, je n’ai rien touché !

Ils viennent étudier l’endroit où elle s’est appuyée. Un rocher difforme dépasse légèrement des autres qui forment le mur.

- Doucement, nous allons toucher ce rocher à plusieurs endroits, ajoute un maître, il tourne, regardez !

Un grand mur se déplace comme une immense porte de garage et là, surprise, des appareils volants sont bien rangés les uns à côté des autres. Les maîtres sont tous comme pétrifiés.  Leurs ancêtres avaient muré toutes ces armes. Mais pourquoi n’avoir rien dit à personne ? Un danger les menaçait et ils ne possédaient rien pour se défendre alors que toutes ces armes et appareils dormaient là. Des documents explicatifs ne demandaient qu’à être étudiés. Ainsi ils pouvaient être sauvés !

- Vérifiez si les appareils sont en état de fonctionner, conseille un maître.

Rissousse monte aussitôt à bord, met un appareil en marche, c’est le même que celui qu’ils ont déjà, et grâce à l’énergie solaire, il va pouvoir décoller.

- Nous allons faire revenir ceux qui peuvent se battre, leur donner à boire et à manger et préparer un plan d’action, dit un maître. D’après nos renseignements, nos ennemis sont à l’extrême nord de la planète. Nous pensions qu’aucune vie n’était possible à cause du vent et du froid. Lorsque nous avions survolé cette région  pour en connaître les limites et les indiquer sur nos cartes, nous nous sommes aperçus que la température atteignait les

– 50° C et que les glaciers recouvraient cette zone.  Il n’est donc pas question de se mesurer à terre avec un ennemi qui supporte un froid polaire, nous n’aurions aucune chance car ils doivent posséder des appareils bien spécifiques pour attendre dans un tel endroit. Avec nos vaisseaux armés, la force sera de notre côté. Quelles sont les dernières nouvelles de ces envahisseurs ? 

- Les autres vont quitter leur planète bientôt, répond Rissousse. Ce sont les derniers préparatifs, il faut faire vite. 

- Je peux vous accompagner, je me mettrai au tir ! décrète Vincent. La première chose à faire c’est d’attaquer leur base, nous devons les supprimer mais attention, ils peuvent avoir des armes de destruction massive. Il faut donc tuer cet envahisseur redoutable. C’est bizarre, j’ai l’impression d’être Luc Skywalker dans Starwars, simplement là, ce n’est plus à la télévision mais bel et bien dans la réalité et si Luc a réussi alors, nous aussi, nous vaincrons notre ennemi…Oui, que la force soit avec nous tous !

Par plume2cristal - Publié dans : LES TROIS AVENTURIERS - TOME 1 - Communauté : poésie en vrille et en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 mars 2009

Et les trois amis continuent leur visite. Sur leur parcours, ils aperçoivent un renard ou plutôt une maman renarde.

- Tiens, t’as vu Câlinou, c’est la renarde qui a mis au monde deux ou trois petits renardeaux. Elle les a laissés seuls au terrier pour aller chasser, raconte kiki.

- Bonjour madame renarde, dit  Julie en s’approchant d’elle.

- Bonjour répond celle-ci, je suis pressée, je cherche mes amis, la famille Ninjatos. J’ai des nouvelles à leur communiquer. Vous ne l’avez pas vue par hasard ?

- Non mais tu plaisantes ! Tu ne les cherches pas pour leur communiquer des nouvelles comme tu dis, mais bien pour les croquer oui ! affirme Julie.

- Vous êtes formidables, vous, les humains. Vous êtes les plus grands prédateurs de la Terre, vous mangez des tonnes d’animaux par an et moi, parce que je prélève de temps en temps un poulet, un lapin, vous me traitez de nuisible. Venez donc voir mes petits, mademoiselle, vous allez comprendre un peu mieux la situation dans laquelle je suis.

L’écolière accepte, mais l’écureuil se méfie de cette décision. Surtout que madame renarde le regarde avec insistance. Aussi, lorsqu’ils arrivent près de la maison de la maligne, il saute sur une branche et grimpe dans l’arbre.

- Pourquoi te sauves-tu ? interroge Julie. De quoi as-tu peur ?

- Je n’ai pas peur Julie, je prends simplement mes précautions, répond Câlinou.

- Sur mon épaule, tu ne crains rien, je suis plus grande que la renarde.

- Oui, mais quand tu te baisseras pour prendre les renardeaux, je serai à la bonne hauteur pour elle et je ne veux pas la tenter.

- Tu ne me fais pas confiance ? interroge le canidé… Tu as peut-être raison !

Aussitôt que les petits renardeaux entendent leur mère, ils sortent du terrier et font fête à Julie qui ne peut contenir sa joie. Elle reste en extase devant ces adorables bébés qui prestement cherchent à téter leur mère.

- Vous voyez jeune fille, si je ne mange pas, je ne pourrai pas nourrir mes petits et ils mourront de faim.

- Oh non ! Ce serait trop triste !

Puis, se souvenant des terribles lapins sauvages qui avaient attaqué la famille Ninjatos, elle explique à la renarde où se situe leur campement.

- Tu connais, à l’orée de la forêt l’endroit où il pousse beaucoup de trèfles ?

- Oui bien sûr, répond la renarde.

- Eh bien, tu trouveras ce que tu cherches. Je te le promets. Tiens si tu veux, je reste avec tes petits en attendant.

La renarde accepte immédiatement et court, ventre à terre, vers l’endroit indiqué. Elle ne perd pas de temps. Arrivée à destination, elle se tapit et saute sur un imprudent qu’elle saigne rapidement et revient avec sa proie dans la gueule jusqu’à son terrier afin de se régaler et d’en faire profiter ses petits.

- Merci, vous m’avez  bien rendu service. Maintenant je sais où chasser et si à mon tour je peux vous aider je le ferai volontiers, s’exclame toute heureuse la renarde.

- Au revoir madame renarde, veille bien sur tes petits, ils sont adorables !

En chemin, d’imperceptibles sanglots les font stopper net. Avec attention, ils cherchent d’où vient ce bruit étrange. Ils découvrent de petits insectes ailés qui pleurent et se lamentent : ce sont des lucioles.

- Que vous arrive-t-il ? demande Julie  étonnée.


Par plume2cristal - Publié dans : PROMENONS NOUS DANS LES BOIS - Communauté : les auto-édités
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 12 mars 2009

Je suis désolée pour le retard... le temps passe si vite... Voici donc la suite des épisodes des trois aventuriers "un monde en danger". Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à laisser vos commentaires.

5

LE SECRET DE LA COLLINE INTERDITE

 

 

Des rires, les bruits de la préparation du repas du matin réveillent Vincent, Audrey et Elisabeth. Ils s’étirent puis rejoignent la petite communauté. Tout le village veut partager le premier déjeuner avec eux. Ils ont apporté tables et nourritures. Chacun se sert comme il veut : jus de fruit, galettes, lait de chèvre, fruit, miel. Audrey n’est pas la dernière à se régaler.

Autour de la table, les petits hommes parlent de leur journée. Chacun donne son avis tranquillement, sans élever la voix. Vincent et Elisabeth sont pris à témoin et veulent demander l’avis à Audrey, c’est alors qu’ils s’aperçoivent qu’elle n’est plus là.

- Elle est peut-être dans la maison ? suggère Vincent.

Elisabeth n’a pas confiance et part à sa recherche. Audrey n’est nulle part. Elle se dirige  rapidement jusqu’au bout du village et revient en courant et en criant.

-   Vincent ! Audrey monte la colline interdite ! 

Vincent accourt avec les villageois.

-  Elle est perdue ! Elle ne reviendra pas… déplore  Rissousse

Vincent et Elisabeth, n’écoutant que leur courage, se précipitent pour la rattraper, ignorant Rissousse qui s’époumone pour les retenir, sans succès. Les Orwaniens regardent ce désastre sans intervenir, ils sont paralysés par la peur. Vincent et Elisabeth appellent Audrey mais celle-ci ne répond pas et continue son ascension.  Encore quelques mètres et elle atteint le sommet. On dirait qu’une main invisible la tire toujours plus haut. Soudain Vincent et Elisabeth la voient s’arrêter net, la main sur la bouche, sans bouger, sans crier, comme pétrifiée.

-  Que se passe t-il ? s’inquiète Elisabeth.

-  Rien de bon, j’en ai bien peur ! précise Vincent.

Enfin, les deux adolescents arrivent au sommet et là, le spectacle les cloue sur place.

Un énorme Cobra Royal regarde Audrey, en se balançant de gauche à droite.

Vincent et Elisabeth s’approchent doucement pour essayer de la tirer en arrière, mais elle est  complètement paralysée. Au moment où ils arrivent à sa hauteur, une voix caverneuse semblant sortir des entrailles de la terre les interpelle.

- Vous êtes bien téméraires les enfants pour venir jusqu’ici ! 

- Nous venons chercher notre cousine qui a désobéi, répond timidement Elisabeth.

- Ecoutez bien ! Un grand malheur va s’abattre sur les villages. Le danger viendra du ciel. Je pense à des oiseaux qui voleront les enfants. Cela ne devrait plus tarder. Prévenez le Grand Maître. Expliquez bien ce que je vous ai dit ! Vous pouvez les sauver. Et maintenant partez. Adieu et bonne chance. 

Sur ces paroles le Cobra  Royal  les regarde partir. Les enfants redescendent.

- Comment allons-nous faire ? s’écrie Vincent.

-  Il faut penser à tous les films que nous avons vus à la télé et à tous les pièges que nous pouvons inventer, s’exclame Elisabeth.

En les voyant revenir, les petits êtres n’en reviennent pas. Que s’était-il passé ? 

Rissousse, le premier se précipite sur eux, tout content de les voir vivants.

-  Nous devons parler au Grand Maître tout de suite c’est urgent, annonce Vincent.

Aussitôt Rissousse, sans demander d’explication les conduit auprès de celui-ci.

Après avoir entendu le récit des enfants, le Grand Maître parut catastrophé.

- Nous n’avons plus d’arme ici ! Il y a bien longtemps, nous avions des armes de destruction massive et nous nous en sommes servies à cause des guerres qui sévissaient dans notre monde. Chaque communauté voulait le pouvoir absolu et nous avons failli disparaître. Pas de vainqueurs, que des vaincus, car les vents ont tourné et les radiations ont touché toute notre planète. Nos ancêtres ont disparu par millions en quelques années et des dizaines et des dizaines d’années encore. Des maladies, des morts, c’était épouvantable… Les survivants, quelques centaines, ont décidé de supprimer les frontières, de parler le même langage. Plus d’argent plus d’ennemi. Les différends se réglaient grâce aux discussions. Il a fallu des générations et des générations, près d’un millénaire pour enrayer toutes ces catastrophes et retrouver enfin l’harmonie et la joie de vivre que vous constatez aujourd’hui. Ce peuple que vous connaissez maintenant n’a aucune idée du combat. Pouvez-vous nous venir en aide ? 

-  Nous allons essayer, répond  fièrement Vincent.

-  J’ai une idée. C’est comme dans un jeu. Nous allons nous amuser à faire des bébés en terre rouge, décide Audrey.

-  Mais oui ! Et vous avez de la colle forte ? demande Elisabeth.

-  Nous pouvons nous servir de la résine de certains conifères, suggère le Grand Maître. 

-  Parfait, nous allons habiller les bébés correctement et les enduire avec cette glue, annonce Elisabeth. Quand les oiseaux voudront les prendre, ils seront piégés.

- On peut aussi utiliser des filets en forme de cône avec de la corde, continue Vincent, y déposer un bébé en terre rouge, les oiseaux entreront et s’y trouveront coincés. 

- Dépêchez-vous s’exclame le Grand Maître, et faites-vous aider par les habitants ! Je vais leur parler par télépathie de façon à ce que tous les villages soient prévenus. 

La place est noire de monde. Tous les maîtres des autres villages arrivent afin d’être au courant de la façon de fabriquer des pièges.

Lyrisse, le maître du village de Rissousse prend la parole :

- Depuis près d’un millénaire, nous vivions dans la paix. Toute violence était bannie de cette planète qui a failli disparaître à cause de quelques arrivistes imbus de pouvoir. Nous n’avons gardé que les inventions pouvant apporter le bonheur à tous grâce à l’énergie solaire. Mais aujourd’hui, nous allons être attaqués et vous allez apprendre à vous défendre avec l’aide des jeunes terriens, écoutez-les et que la paix revienne vite. 

Vincent fait appel à tous les combattants :

- Tous ceux qui veulent me suivre, en avant. Nous allons nous servir des jeunes arbres, poser des pierres sur des branches et abaisser les arbres le plus bas possible. Lorsque les oiseaux arriveront, il suffira de lâcher les cordes, ils seront accueillis par une pluie de pierres. Nous redéposerons des pierres et recommencerons la manœuvre. 

- Il faut faire des poupées en terre rouge, explique Elisabeth, les habiller pour faire des leurres, imitant des bébés que nous enduirons de glue. Il n’y a pas de temps à perdre. 

Les habitants ont à peine terminé que des ombres inquiétantes de grands rapaces se dessinent dans le ciel. Tout le monde est en place. Quand soudain, les oiseaux apercevant les enfants plongent sur eux. Une première pluie de projectiles propulsés dans les airs atteint quelques rapaces qui, blessés, tombent à terre. Tandis que d’autres voulant prendre des enfants se retrouvent piégés dans les filets. Ceux qui ont réussi leur objectif partent avec un bébé de terre rouge rempli de glue se répandant sur les plumes, rendant l’attaquant prisonnier de sa proie.

Des cris de joie annoncent la fin du combat. Les cris les plus puissants et aigus sont poussés par Audrey. 

Le Grand Maître récupère un oiseau au sol.

- Nous allons achever cet oiseau et l’examiner. Il me paraît étrange, et pourquoi nous ont-ils attaqués ? Surtout que nous ne les connaissons pas, nous n’en avons jamais vus par ici !

Après une autopsie méticuleuse, une puce électronique est découverte dans la tête de l’oiseau, ce qui ne rassure personne car il y a un ennemi derrière. Mais qui ?  

  - Avec le vaisseau spatial, nous allons surveiller la planète, décide le Grand Maître. 

Plusieurs femmes et hommes sages se présentent, armés d’un matériel très sophistiqué afin d’observer l’espace et la planète pour surprendre l’ennemi éventuel.

En attendant le résultat, Vincent, Elisabeth et Audrey aimeraient bien retourner sur la colline interdite pour revoir ce dieu Cobra qui leur a donné des informations bénéfiques. Mais il faut un observateur afin de prévenir les villages au plus vite. Les enfants pensent à Rissousse, va-t-il accepter ? C’est une autre histoire…


Par plume2cristal - Publié dans : LES TROIS AVENTURIERS - TOME 1 - Communauté : poésie en vrille et en vrac
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 février 2009

La fée Fabulette :

Mais comment est-ce possible ? Vous qui étiez invincible ! Vous êtes si beau, si fort, si intelligent, si, si je le pense sincèrement… Je ne comprends pas pourquoi cette sorcière ne vous aime pas…



Le chevalier Palèbre
 :

J’ai osé regarder une autre fille… Mais j’ai su que c’était sa seule famille. C’est un grand malheur pour elle, oui, elle croit que je lui serai infidèle !

 

La fée Fabulette :

Infidèle, me dites-vous ? Ah, là, je ne comprends plus du tout. Auriez-vous perdu la tête avec toutes ces sornettes ?



Le chevalier Palèbre
 :

J’avoue que cette sorcière n’est pas très familière, mais saviez-vous qu’encore, grrr, grrr… hierrrr… grrr, grrr, je faisais tout pour lui plaiiiire. C’est… c’est effrayaaaannt, mais, mais que se passe t-iiiiilllllll ? Que m’arrive-t-iiiiiiiiilll ? Voilà que je sors des absurditéeeees à tout bout de chaaaammmmmp… Ah, je n’en peux pluuuuus… Je bêeeele, je bêeeele… Ah ! La vilaiiiiine, elle m’a bien euuuu….

 

Le chevalier s’arrêta de parler un instant, toussa pour éclaircir sa voix, puis reprit son discours en articulant lentement mais il bêla de nouveau à chaque mot prononcé, c’en était trop !

 

La fée Fabulette (un peu interloquée par ce qu’elle venait d’écouter) :

Oh ! Mon dieu…. Il faut donc que j’intervienne pour conjurer le sort de cette vilaine.

 

Le chevalier Palèbre :

Le vieux sage avait donc raisooooonnnn, je n’ai que drame à l’horizooooonnnn… Oh ! Aidez-moooooiii, je vous en supplie fée Fabuleeeetttte, je suis en plein cauchemaaaarrr, quel casse têeeeeete !

 

La fée Fabulette :

Priez pour vous mon ami. Aïe aïe, aïe, j’ai fait une si mauvaise nuit. Je ne sais si je serai à la hauteur aujourd’hui ! D’ailleurs évitez également de parler, ou alors, gare à vous, je ne pourrai pas me concentrer. Je dois conjurer votre sort, sinon… eh bien sinon…, vous êtes mort. Il est grand temps maintenant que j’enlève ce que vous avez sur le cœur pour que vous retrouviez votre bonheur et votre grandeur.

 

Au moment où la fée Fabulette retrouva ses esprits et commença à pratiquer sa magie, des bruits monstrueux retentirent dans la forêt. L’apprenti Simain rentra dans la chaumière, totalement affolé…

 

La fée Fabulette :

Ah ! Mais que se passe t-il encore ? J’entends des cris non loin dehors…



L’apprenti Simain
(bégayant) :

Di-di-diantre, c’est le le le retour du drag-drag-dragon et il m’a m’a l’air vraiment fu-fu-furibond ! Le dragon, le le le dragon est de ret-retour… C’est aff-affreux, nous ne verrons plus ja-ja-jamais le le jour ! Il va va va tous nous brûler et nous nous dévo-dévorer… Il n’y a qu’un espo- un espoir : Pa-Palèbre, notre brave cheva-li-lier !



La fée Fabulette
 :

C’est absurde, comment voulez-vous qu’il y aille, le pauvre, il a une si petite taille !

 

L’apprenti Simain (toujours en bégayant) :

C’est peut-peut-peut-être absurde ce que que  je viens de di-dire mais sachez fée fée Fabulette que vo-votre pe-petit chevalier vient de paaa-partir. Je suis sûr qu’il ré-rééé-réussira à le vaincre, c’est notre seu-seu-seule chance, sans sans lui, nous pouvons dire ad-adieu à notre espépé-espérance. Je crois en luuui et ça me suf-suffit !

 

A SUIVRE…

Par plume2cristal - Publié dans : PALEBRE LE CHEVALIER
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

Créer un Blog

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus